«Si je ferme les yeux, je Le vois»
Suisse: Mgr Bernard Genoud a choisi le 15 août pour s’exprimer dans les médias
Fribourg, 15 août 2010 (Apic) Marqué physiquement par la maladie, Mgr Bernard Genoud, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, a accordé une série d’interviews que publient dimanche 15 août plusieurs quotidiens en Suisse. L’évêque s’est notamment entretenu avec «Le Matin Dimanche». Atteint d’un cancer du poumon, l’évêque est soigné dans un EMS fribourgeois. En ce dimanche de l’Assomption, il évoque sa foi, la maladie et la mort, ainsi qu’il l’avait fait il y a plusieurs jours dans le quotidien fribourgeois «La Liberté». «Je vais bien, assure-t-il, j’ai repris des forces. Je suis dans la sérénité intérieure. Une sorte de lame de fond extrêmement paisible. Je pense que c’est la grâce, que je souhaite à tous ceux qui sont malades». «Je prie beaucoup. C’est essentiel pour moi. Dieu est toujours avec moi». A la question de savoir si le cancer, c’est le diable, Mgr Genoud rétorque que non. «Le diable, c’est le vide. Le non-être. Dieu est l’être. On ne peut pas avoir deux êtres absolus en même temps. Le cancer n’est pas le diable mais, sans doute, le diable y est-il pour quelque chose aussi». L’évêque diocésain parle de la mort, qui ne lui fait pas peur. Si l’on sait qu’il y a quelque chose après, on ne meurt pas. Ce n’est pas la mort qui fait peur, peut-être son arrivée inopinée, la douleur. Socrate disait à ses disciples: ’Vous n’enterrez pas Socrate, vous enterrez le corps de Socrate’.» (apic/lmd/pr)



