Sion: création d’un service de discernement spirituel et psychologique

Une équipe de sept personnes pour «les cas d’une perplexité extrême»

Sion, 17février(APIC) L’évêque de Sion, le cardinal Henri Schwery vient

de constituer un service de discernement spirituel et psychologique pour le

diocèse. Cette équipe formée de sept personnes, religieux et prêtres, a un

mandat précis: l’écoute des pénitents, le discernement et l’envoi éventuel

chez des confidents plus compétents. Un bilan périodique avec l’évêque permettra de suivre pas à pas cette expérience.

La mise en place de ce service, explique Mgr Schwery a été rendue nécessaire par la multiplication dans le travail pastoral de «cas de perplexité

extrême», de situations psycholigiques qui dépassent les prêtres ou les

agents pastoraux et demandent une formation à l’écoute et une disponibilité

dont ils ne disposent pas toujours. L’idée n’est pas de fournir «des confesseurs ou des confidents plus compétents ou plus saints que d’autres»

mais d’offrir une disponibilité doublée de compétences psychologiques pour

une écoute attentive.

La tâche sera orientée sur trois axes, l’écoute, le discerment et l’envoi éventuel vers des personnes plus compétentes. «L’écoute demande beaucoup de patience et de temps, parfois aussi quelque charisme», note l’évêque. Dans bien des cas elle suffit à ramener la paix, notamment par l’accès

au sacrement du pardon. Le discernement est capital. Il permet d’y voir

plus clair dans des questions aussi complexes que: «comment discerner le

mal psychosomatique, moral, spirituel et ses origines?» «Comment éviter les

pièges de solutions apparantées au spiritisme, à la supersition, aux pratiques de sectes?» L’envoi enfin consite à orienter vers des confidents plus

compétents ou à s’assurer d’une thérapie médicale simultanée au dilaogue à

poursuivre.

L’évêque qui présidera lui-même ce service met en garde contre «des pratiques inadmissibles de prière incantatoires» qui frisent parfois le code

pénal. Mgr Schwery précise en outre que ces personnes ne sont pas dotées de

pouvoirs d’exorcisme. Certes affirme-t-il, le mal existe; mais le remède,

hélas trop oublié et négligé demeure classique: C’est la confession et le

pardon sacramentel.» (apic/id/mp)

17 février 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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