Quelque 800 personnes pour les 10 ans de la béatification

Siviriez: Mgr Genoud célébre la Messe anniversaire pour Marguerite Bays

Siviriez, 23 octobre 2005 (Apic) La célébration des 10 ans de la béatification de Marguerite Bays dans l’église de Siviriez, dimanche matin 23 octobre, a attiré une grande foule. Mgr Bernard Genoud a présidé la messe, en présence du nonce apostolique à Berne, Mgr Francesco Canalini, de nombreux fidèles et prêtres et des membres du tribunal pour la cause de canonisation de l’humble couturière de La Pierraz, décédée il y a 125 ans.

Près de 800 personnes se pressaient dans l’église en fête ce dimanche 23 octobre pour célébrer les dix ans de la béatification de Marguerite Bays née le 8 septembre 1815 à La Pierraz, un hameau de la région de Romont faisant paroisse avec Siviriez.

La messe, émouvante et chaleureuse, a été célébrée par Mgr Bernard Genoud en présence de Mgr Francesco Canalini, nonce apostolique à Berne, de nombreux fidèles et prêtres invités et des membres du tribunal pour la cause de la canonisation de la bienheureuse. En effet l’après-midi du dimanche 23 octobre s’ouvre dans la maison natale de Marguerite Bays à La Pierraz la session du tribunal en vue de l’instruction et de la constitution du tribunal visant à la canonisation de Marguerite Bays.

Les mots de bienvenue ont été prononcés dans l’église par Fabienne Sauca, au nom du président de la Fondation Marguerite Bays, qui a rappelé la date de la béatification à Rome le 29 octobre 1995. «Marguerite Bays nous tient en éveil comme il y a 125 ans». Elle «accompagne notre quotidien» et elle voit «ce monde de détresse en manque de tendresse». Depuis 10 ans, des pèlerins du monde entier affichent leur intérêt sur internet pour «cette fille d’ici» qui se voulait dernière parmi les siens» et accueille aujourd’hui ici chacun de nous».

«Beaucoup de gens aujourd’hui ont besoin qu’on intercède en leur faveur»

«Ce matin à 9 heures dans l’église encore vide, raconte ce témoin, il y avait déjà une personne recueillie, qui s’adressait à la bienheureuse. Il y a beaucoup de gens avec des difficultés sociales et économiques aujourd’hui, qui se recommandent auprès d’une personne simple et bonne comme Marguerite Bays».

Dans son homélie, Mgr Genoud a fait référence à l’Epître de saint Paul. «J’aurais beau posséder toute la science, s’il me manque l’amour, la charité, je ne suis rien (.)». «Marguerite avait cette charité qui seule peut féconder les vies les plus humbles». «Nous avons besoin de Marguerite Bays dans un monde qui claque de non sens» a poursuivi Mgr Genoud, «parce que ce sont des âmes comme la sienne qui maintiennent notre monde à sa température normale».

Continuant sa méditation sur l’amour, l’évêque de Lausanne Genève et Fribourg a montré comment par exemple pour les jeunes, un petit caillou sur le rayon d’une bibliothèque peut avoir beaucoup plus de valeur qu’un bijou précieux, parce que c’est un ami, une amie qui l’a donné et ce caillou est désormais chargé de l’amour qui s’est offert(.)».

«Nous sommes des vases communicants»

Revenant Marguerite Bays: «Nous sommes là pour prier le Seigneur d’élargir aux dimensions du monde le rayonnement de sa sainteté» – poursuivant avec des actions de grâce, Mgr Genoud a encore lancé: «Nous ne sommes pas des piquets de vignes plantés les uns à côté des autres mais des vases communicants, et c’est cela que nous appelons la communion des saints, et c’est cela que vivait Marguerite». Terminant son homélie en implorant son intercession «pour nous tous, pour l’Eglise et le salut du monde».

Après le repas, les membres du tribunal pour la cause de canonisation de Marguerite Bays se sont retrouvés dans la Maison natale de la bienheureuse à La Pierraz, pour l’ouverture de la session de canonisation. Les membres du tribunal sont les suivants: le postulateur, Bernard Hodel, professeur à l’ Angelicum à Rome, le vice-postulateur Jacques Le Moual, licencié en droit canonique et diplômé du Studium de la cause des saints, le juge, père Claude Morel, missionnaire de St-François de Sales et auteur d’un ouvrage sur Marguerite Bays, le défenseur du lien, François Vallaz (»l’avocat du diable»), les notaires, Elisabeth Simon et Fabienne Sauca. En présence de Mgr Genoud et du chancelier de l’évêché, Nicolas Betticher. Outre des membres de la fondation, des spectateurs seront présents à cette audience, qui est publique. (apic/vb)

23 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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