Droit à l’objection de conscience pour les médecins

Slovaquie: Le pape remercie le président slovaque pour sa position contre l’avortement

Bratislava, 11 septembre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a personnellement remercié le président slovaque «pour le témoignage qu’il a donné à son pays et au monde en refusant de signer la loi sur l’avortement». C’est ce qu’a affirmé Joaquin Navarro-Valls à l’issue de la rencontre privée entre les deux hommes, en milieu de journée, le 11 septembre.

Un projet de loi visant à élargir la période autorisée pour les femmes désirant avorter en cas de mal formation de l’enfant, est actuellement à l’étude en Slovaquie. En raison de la visite du pape, le parlement avait décidé, il y a quelques jours, de repousser le vote qui devait avoir lieu ces jours-ci.

Ce projet de loi suscite de nombreuses tensions au sein de pays, indépendant depuis 1993. La conférence épiscopale du pays a notamment publié plusieurs déclarations sur le sujet.

Intervenant dans «L’Osservatore Romano» du 11 septembre, le cardinal slovaque Jozef Tomko accuse notamment «l’invasion du modèle occidental» qui «incite à une plus grande consommation et porte avec lui des aspects moralement négatifs». Pour le prélat qui vit actuellement à Rome, «les anciens communistes, sortis indemnes de la révolution, relèvent aujourd’hui la tête et deviennent les meilleurs alliés de la droite à connotation ’nihiliste’».

Un accord bilatéral qui devrait être signé entre le Saint-Siège et l’Etat slovaque après la visite de Jean Paul II, prévoit la liberté des médecins d’avoir recours à l’objection de conscience dans le cas des avortements. Cet accord est salué comme un «pas en avant» dans le dialogue entre l’Eglise et l’Etat. (apic/imedia/sh)

11 septembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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