La FEPS prépare un projet d’article constitutionnel sur les religions

Soleure: Allocution du président de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS)

Haegendorf,

(APIC) Le président de la Fédération suisse des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) a prononcé un vibrant plaidoyer en faveur de l’ancrage d’un article sur les religions dans la Constitution fédérale. S’exprimant samedi à Soleure devant le Synode de l’Eglise réformée-évangélique du canton de Soleure, Thomas Wipf a indiqué qu’un groupe d’experts s’était attelé à la rédaction d’un article constitutionnel avant-gardiste.

Dans la perspective de la votation populaire prévue en 2002, à propos de l’article sur les évêchés, la FEPS a en effet chargé un groupe de juristes de l’élaboration d’un projet d’article sur les religions, orienté vers le futur, a expliqué Thomas Wipf.

A propos de la controverse autour de l’article constitutionnel 72, alinéa 3, sur les évêchés, selon lequel de nouveaux évêchés ne peuvent être créés qu’avec l’approbation de la Confédération, le président de la FEPS a dit sa volonté de ne pas s’ingérer dans les affaires internes de l’Eglise catholique. «L’article sur les évêchés ne porte en aucune manière atteinte aux droits de l’Eglise catholique et n’est contraire ni au droit des gens ni à celui des peuples», estime Thomas Wipf. Le pasteur a également évoqué le fait qu’à travers la reconnaissance du Vatican en tant qu’Etat indépendant, l’Eglise catholique-romaine est la seule à avoir une représentation diplomatique dans tous les pays du monde et dans les organisations internationales, avec toutes les possibilités d’influence que cela comporte.

Des Eglises sous-estimées

Pour le président de la FEPS, l’article sur les évêchés devrait être remplacé par un article d’avant-garde sur les religions. Il est étonnant qu’il ne soit fait aucune mention dans la Constitution suisse – qui comporte même un article sur les chemins pédestres – de la question importante des relations de l’Etat avec les religions, chrétiennes ou non. Cela montre que les Eglises ne sont prises en compte dans ce qu’elles représentent en tant qu’institutions sociales, éthiques et culturelles, souligne Thomas Wipf. «Les religions devraient avoir le droit de régler leurs affaires de façon autonome, à la condition qu’elles respectent l’état de droit et fassent preuve de tolérance à l’égard des autres convictions religieuses.»

Thomas Wipf a encore relevé que la «FEPS» refusait le message d’exclusion de «Dominus Iesus», qui disqualifie les autres Eglises chrétiennes sœurs en les taxant d’organisations «déficientes». (apic/rna/com/job/mjp)

7 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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