Deiss: non à l’embargo sur la recherche sur la xénotransplantation
Soleure: Le conseiller fédéral J. Deiss face aux Amis de l’Université de Fribourg
Soleure, 11 octobre 1999 (APIC) Le conseiller fédéral Joseph Deiss s’est prononcé contre le moratoire récemment demandé sur la recherche en matière de xénotransplantation et contre le rejet du génie génétique. Qu’on le considère ou non comme un progrès dans tel ou tel cas, «on ne peut pas se couper du progrès scientifique», a-t-il déclaré à l’assemblée annuelle des Amis de l’Université de Fribourg réunie à Soleure.
Le ministre suisse des Affaires étrangères, il y a peu de temps encore professeur d’économie politique à «l’alma mater friburgensis», a souligné vendredi soir qu’une politique de l’»embargo» sur la recherche «conduit dans une impasse». Pour Joseph Deiss, la communauté scientifique forme un réseau mondial et seule l’existence concomitante de principes éthiques constitue une réponse à la prétendue menace que font peser sur nous ces percées scientifiques.
L’ancien professeur de Fribourg a rappelé que le mot latin «universitas» signifie aussi bien «université» qu’»universalité». Le modèle de l’université moderne est depuis toujours, depuis la première université moderne, celle de Bologne, axé sur l’universalité. «Le monde du savoir et de l’apprentissage ne connaît pas de frontières, car elles feraient sa perte». Le conseiller fédéral fribourgeois a relevé les qualités de l’Université de Fribourg qui, malgré sa taille moyenne, offre des conditions particulièrement favorables pour les contacts interdisciplinaires, en raison de son bilinguisme et de sa forte proportion d’étudiants et d’enseignants étrangers. Des atouts non négligeables pour cette authentique «universitas».
C’est grâce à cela qu’elle est respectée en Suisse comme à l’étranger – malgré son budget relativement modeste – et peut faire jeu égal avec les universités plus anciennes du pays. Pour consolider ce statut, non seulement en Suisse mais aussi à l’échelon international, il est de plus en plus indispensable d’atteindre une «masse critique». Et Deiss de signaler que le rapprochement avec les Unis de Berne et de Neuchâtel, dans le cadre du partenariat «BeNeFri» permet de combiner cet objectif avec l’avantage de légèreté qu’offrent les unités de base réduites. Dans l’avenir pourtant, précise-t-il, il faudra qu’un réseau plus étroit de relations avec toutes les universités suisses vienne compléter ce partenariat à trois. (apic/com/be)



