Quatre ans après la démission de Mgr Joseph Candolfi
Soleure: Le vicaire épiscopal Denis Theurillat nouvel évêque auxiliaire du diocèse de Bâle
Rome/Soleure,
(APIC) Le diocèse de Bâle a un nouvel évêque auxiliaire: l’abbé Denis Theurillat, 49 ans, depuis deux ans et demi vicaire épiscopal pour la partie française du diocèse. Le pape Jean Paul II a en effet confirmé lundi 17 avril la désignation de l’abbé Denis Theurillat faite par l’évêque diocésain de Bâle, Mgr Kurt Koch.
Le diocèse de Bâle attendait son deuxième évêque auxiliaire depuis fin mars 1996, date de la démission pour raison de santé de Mgr Joseph Candolfi. Depuis cette date, Bâle n’avait plus qu’un auxiliaire, Mgr Martin Gächter. L’évêque diocésain, Mgr Kurt Koch, avait depuis longtemps désigné un évêque auxiliaire, mais le Vatican a tardé à confirmer la nomination, suite à des divergences sur l’interprétation du concordat entre le Saint-Siège et les cantons diocésains.
L’ordination du nouvel évêque aura lieu à la Fête-Dieu, le 22 juin prochain, dans la cathédrale de St-Ours et St-Victor à Soleure. La devise choisie par le nouvel évêque est : «Au risque de l’Evangile».
«Au risque de l’Evangile»
Comme Mgr Gächter et autrefois Mgr Candolfi, l’évêque auxiliaire désigné, l’abbé Denis Theurillat, s’engagera dans tout le diocèse de Bâle. Par la nomination d’un évêque auxiliaire de langue maternelle française, la richesse des différentes cultures et langues entrera plus intensivement dans la direction du diocèse de Bâle, qui est bilingue.
L’évêque auxiliaire soutient l’évêque diocésain dans son ministère épiscopal. Cela implique notamment la coresponsabilité dans la direction du diocèse, les célébrations et les contacts pastoraux avec les paroisses, les missions linguistiques, les communautés ecclésiales, les groupements et les différents fidèles. Pour la grandeur du diocèse de Bâle avec plus d’un million de catholiques dans dix cantons, une telle décharge est nécessaire. En plus, l’évêque auxiliaire représente le diocèse dans les commissions interdiocésaines et dans la société. De même, il s’engage au sein de la Conférence des évêques suisses (CES), surtout dans les dicastères qui lui sont confiés.
Une carrière jurassienne
L’abbé Denis Theurillat, ancien doyen de Moutier-St-Imier-Bienne, avait été nommé en juin 1997 par Mgr Kurt Koch vicaire épiscopal pour la partie francophone du diocèse de Bâle. Il a succédé le 1er décembre 1997 à l’abbé Claude Schaller qui avait passé dix ans à la tête du vicariat. Le vicaire épiscopal est le représentant de l’évêque pour un territoire ou un secteur d’activité donné. L’abbé Theurillat avait la responsabilité de la partie francophone du diocèse de Bâle, qui couvre le canton du Jura, le Jura bernois et Bienne. Les bureaux du vicariat épiscopal sont installés à Delémont.
Denis Theurillat est né le 21 septembre 1950 à Epauvillers, dans la République et canton du Jura. Après des études au Collège St-Charles à Porrentruy, la maturité à St-Maurice en 1970 et la licence en théologie à l’Université de Fribourg en 1975, il est ordonné prêtre en 1976 à Saignelégier. Vicaire à Bassecourt de 1976 à 1980, puis à St-Imier de 1980 à 1983, il est nommé en 1983 recteur du Bas-Vallon de St-Imier. En 1985 il intègre l’équipe pastorale de Tramelan, Malleray, Tavannes, (TRAMATA) avec domicile au presbytère de Malleray-Bévilard. En 1986, il est nommé doyen du décanat de Moutier-St-Imier-Bienne. (apic/com/be)



