Une large procédure de consultation pour l’élection du nouvel évêque

Soleure: Mgr Joseph Candolfi nommé administrateur diocésain (281093)

Olten, 28octobre(APIC) Le chapitre cathédral de Bâle a nommé Mgr Joseph

Candolfi comme administrateur diocésain pendant la vacance du siège épiscopal suite à la démission de Mgr Otto Wüst annoncée mardi. Lors d’une conférence de presse jeudi à Olten, le chapitre a en outre donné des informations sur la procédure d’élection du futur évêque de Bâle. On souhaite

laisser une large place à la consultation de tous les catholiques.

Mgr Anton Cadotsch, prévôt de la cathédrale, a d’abord rendu hommage à

l’évêque démissionnaire. Citant la phrase de saint Augustin «Avec vous je

suis chrétien, pour vous je suis évêque», il a insisté sur le souci du

dialogue et de l’unité de Mgr Wüst. Il a été un véritable «pontifex»

c’est-à-dire un bâtisseur de ponts. Si son épiscopat a été marqué par une

forte diminution du nombre de prêtres, il l’a été aussi par la recherche de

solutions nouvelles principalement par l’engagement de nombreux laïcs. Ils

sont aujourd’hui 567 à être actifs professionnellement dans l’Eglise.

La procédure d’élection d’un nouvel évêque dans le diocèse de Bâle, régie par un concordat de 1828, est pratiquement unique. Elle dépend de trois

instances indépendantes. Le chapitre cathédral, après une large consultation établira une liste de six candidats. Cette liste sera soumise à la

Conférence diocésaine, formée de deux délégués de chacun des dix cantons du

diocèse, qui a le droit de biffer un ou plusieurs noms. (Elle ne l’a plus

fait depuis 1906). Les chanoines du chapitre éliront ensuite l’évêque à la

majorité absolue. Le candidat doit alors accepter ou non son élection. Débute enfin la procédure «d’information» qui dépend de la troisième instance, c’est-à-dire le Saint-Siège. La Congrégation des évêques, par l’intermédiaire du nonce apostolique, vérifie si l’élection a eu lieu dans les règles et si le candidat a les qualités requises par le droit canon. Le pape

confirme alors l’élection. Le nouvel évêque peut ensuite être ordonné puis

installé.

Le chapitre cathédral entend mener une large consultation. Chaque catholique pourra, soit individuellement soit au nom d’un groupe, donner des

noms, mais surtout exprimer ce qu’il attend du futur évêque diocésain. Une

lettre sera envoyée dans ce sens dans tout le diocèse dès la semaine prochaine. Les réponses devront parvenir jusqu’à fin novembre au chapitre qui,

entretemps, aura mené sa propre réflexion. L’élection devrait avoir lieu

vers la mi-janvier. L’obtention de la confirmation romaine devrait ensuite

durer quelques semaines encore.

Cette procédure n’est pas un «privilège» qui contredirait l’esprit du

concile Vatican II, insiste-t-on à Soleure. Il s’agit du maintien d’une

tradition séculaire, autrefois habituelle dans les pays de langue allemande. (apic/mp)

28 octobre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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