Soleure: Mgr Koch à la Conférence des doyens du diocèse de Bâle:

«Les liturgies de la Parole ne sont pas de ’petites messes’»

Soleure, 25 septembre 1997 (APIC) Les assemblées dominicales en l’absence de prêtre ne devraient en règle générale pas comporter de communion, estime Mgr Kurt Koch. L’évêque de Bâle a également rappelé aux trente doyens du diocèse, réunis à Morschach (SZ), que partout où c’est possible la messe du dimanche doit être célébrée. Outre la question de la célébration des liturgies de la Parole, la conférence des doyens s’est penchée sur la signification des sacrements.

Dans son exposé introductif, Mgr Koch a parlé des sacrements comme «rencontres du Christ et signes de la vie de l’Eglise». Il a insisté sur le caractère de don de tous les sacrements, ce qui implique nécessairement la foi. Le cas du baptême est typique: Il faut certes prendre au sérieux le sentiment religieux des personnes, mais il faut se demander si le sacrement est bien la bonne réponse. Il s’agit alors de développer une pastorale pré-sacramentelle dans laquelle les laïcs peuvent jouer le premier rôle dans le sens d’un chemin catéchuménal.

Dans le même ordre d’idées, il faut éviter que les liturgies de la Parole célébrées le dimanche ne soient perçues par une partie des fidèles comme de «petites messes». «Je ne trouve pas très judicieux que ces liturgies comprennent toujours la communion comme cela se passe assez souvent dans la pratique», a relevé Mgr Koch. Le dimanche, la célébration de liturgies de la parole doit se limiter aux situations d’urgence. Partout où c’est possible, l’eucharistie doit être célébrée.

Du côté des doyens certains répondent qu’entre-temps des laïcs ont été ou vont être formés pour diriger les services de la Parole. La présidence de la liturgie exige une mission canonique telle que l’ont les assistants pastoraux, rappelle l’évêque. Chaque liturgie est finalement l’accomplissement du sacerdoce du Christ; dans chaque liturgie le Christ est présent.

Lors de la visite «ad limina» des évêques suisses à Rome, les instances du Vatican leur ont fait clairement comprendre que des changements des conditions d’accès au sacerdoce ne sont pas de l’ordre des possibilités actuelles. Le plus grand souci semble être le risque de la perte d’identité du prêtre. De nouvelles délégations extraordinaires de compétences pour les théologiens laïcs comme la célébration des mariages ou l’onction des malades ne sont pas à attendre. Placer de trop grands espoirs sur ces questions serait irresponsable, avertit Mgr Koch. (apic/oe/wm/mp)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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