L’aveu des péchés est affaire individuelle
Soleure: Mgr Koch persiste et signe
Soleure, 26 janvier 2009 (Apic) Dans une interview à la Neue Luzerner Zeitung de lundi 26 janvier, le président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Kurt Koch, s’exprime sur le décret de la CES relatif à l’absolution collective. Pour lui, l’aveu de ses fautes appartient à l’essence même de l’homme. Il propose de créer des «centres de confessions».
Le vrai problème, selon l’évêque, n’est pas l’absolution générale, mais l’aveu collectif des péchés. L’aveu personnel appartient, selon lui, à la nature de l’homme, et fait ainsi partie essentielle du sacrement de la réconciliation. Pour lui, la présence physique est aussi nécessaire et il tient pour irréelle une confession «online».
En ce qui concerne les nouvelles directives récemment adoptées par la Conférence des évêques suisses, Mgr Koch estime que les termes de «progressiste» ou «rétrograde» sont peut utiles, car ils sont «l’affaire d’un point de vue personnel»: «Celui qui considère comme bonne une chose parce qu’elle a été introduite une fois, considérera toute modification comme un recul. Mais celui qui est prêt à jeter un regard autocritique sur les expériences faites, à se réorienter et à apporter une modification, sera plus même de juger de manière différenciée», a déclaré le prélat.
Pour ce qui est du travail supplémentaire imposé aux prêtres, ce n’est pas tant la question du manque de prêtres qui est essentielle aux yeux du président de la CES que la question d’une nouvelle évaluation du travail d’aumônerie. «La pastorale de la réconciliation est un service d’aumônerie particulièrement exigeant, de sorte qu’il faut peut-être revoir la question des priorités», a-t-il déclaré. Il convient, d’après lui, de penser également à la création de centres de confessions» où les prêtres puissent être principalement à disposition pour cette tâche».
Le président de la CES tient par contre pour purement théorique la possibilité que des femmes puissent confesser. Il affirme: «Le don du sacrement de la réconciliation est lié à l’ordination sacerdotale, et celle-ci n’est pas prévue pour les femmes.» (apic/nlz/gs/js)



