Un parti d’orientation chrétienne a un avenir dans notre société

Soleure: Mgr Koch plaide pour l’identité chrétienne du PDC

Soleure, 20 janvier 2004 (Apic) Mgr Kurt Koch, évêque du diocèse de Bâle, estime que le Parti démocrate chrétien (PDC) doit conserver son orientation chrétienne. Il a réagi sur les ondes de Radio Vatican aux débats qui touchent actuellement ce parti suisse d’origine catholique.

«La défense des intérêts des catholiques n’est plus un thème politique actuel», avait affirmé le 10 janvier à St-Gall, lors de l’assemblée des délégués du PDC, le conseil fédéral Joseph Deiss. De nombreux autres dirigeants du parti avaient également estimé que leur relation avec le catholicisme devait être réexaminée. Certains ont même prôné l’abandon du «C» dans leur dénomination.

«Je crois très important, dans une société actuelle marquée par de multiples courants, qu’il y ait un parti sciemment orienté vers les valeurs chrétiennes. Je pense par exemple à la doctrine sociale de notre Eglise. Même s’il s’agit de notre Eglise, ces valeurs restent fondamentales et méritent d’être utilisées comme fils conducteurs dans la pratique politique», a affirmé l’évêque de Bâle sur les ondes de Radio Vatican.

Confusion entre valeurs chrétiennes et humanisme

Mgr Koch espère que le PDC ne va pas tirer des conséquences erronées de leur déroute électorale au parlement en 2003. Une relativisation des valeurs fondamentales chrétiennes ne va pas déboucher sur de meilleures élections, estime l’évêque de Bâle, qui rappelle au parti ses anciennes valeurs: «Celles que le PDC a présentées ces derniers temps comme des valeurs chrétiennes sont en réalité des valeurs purement humanistes. Et je pense que derrière leurs prises de position se dresse une mauvaise compréhension de la tolérance».

La tolérance est la plupart du temps comprise comme une neutralité face aux questions idéologiques, afin d’éviter toute discrimination. Pour Mgr Koch, une véritable tolérance signifie «que je dois rester fidèle à mes convictions et que je respecte le point de vue des autres, en vue d’entreprendre un dialogue».

Grand perdant des élections nationales 2003, le PDC est passé de 42 sièges au conseil national en 1990 à 28 aujourd’hui. Il ne représente plus que le 14,4% de la population. Suite à cette débâcle, et à la non-rélection de la conseillère fédérale Ruth Metzler au profit de l’UDC Christoph Blocher, le président national Philipp Stählin a démissionné. Plusieurs favoris à sa succession ont renoncé à se porter candidats. (apic/rv/gs/bb)

21 janvier 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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