Affaire de l’abbé Sabo
Soleure: Pas de consensus entre Röschenz et l’évêque Koch
Soleure, 29 mai 2005 (Apic) Un entretien qui s’est déroulé samedi 28 mai entre l’évêque de Bâle, Kurt Koch et les représentants de la communauté paroissiale de Röschenz, à propos de «l’affaire Sabo» n’a pas abouti à un consensus.
La paroisse de Röschenz ne veut toujours pas accepter le déplacement du prêtre Frantz Sabo annoncé par l’évêché en mars dernier. La rencontre qui a eu lieu samedi 28 mai au siège du diocèse à Soleure n’a pas conduit à un rapprochement significatif des positions opposées, selon un communiqué du porte-parole de l’évêché, Hans Ernst Ellenberger.
Pendant les quelque 2 h et demi qu’a duré la rencontre entre l’évêque de Bâle, Kurt Koch, et les représentants de la communauté paroissiale de Röschenz, il n’a pas été possible de «toucher le coeur du problème qui affecte la communauté catholique de Röschenz «, à propos de l’abbé Sabo, constate le porte-parole de l’évêché.
L’abbé Franz Sabo avait attaqué violemment dans la presse et même dans ses services religieux à plusieurs reprises l’évêque de Bâle, Kurt Koch. Le prêtre, qui a récemment déclaré qu’il vivait sa sexualité de manière active, se verra retirer par Mgr Koch la mission canonique en septembre prochain.
Il n’a pas été possible de dégager le noyau du problème, précise le porte- parole de l’évêché, à savoir, que dans l’Eglise catholique, le prêtre ne peut travailler que sous le mandat et la confiance de l’évêque. La condition du travail du prêtre étant la Missio canonica, qui se base sur la relation de confiance mutuelle entre prêtre et évêque.
Selon des sources de l’ATS, le Conseil de paroisse de Röschenz a proposé durant l’entretien de recommencer à zéro, c’est-à-dire de suspendre toute décision et de chercher dans un dialogue ouvert un accord consensuel. Mais cette proposition a été refusée par l’évêque. Espérant que tous les ponts ne soient pas coupés pourtant, le président de la communauté paroissiale, Holger Wahl, reconnaît que la confiance entre l’évêque et le prêtre est centrale. Le prêtre étant mandaté par l’évêque et non pas par la communauté paroissiale. La paroisse prend ainsi acte que la balle n’est plus dans son camp, mais dans la relation entre l’évêque et le prêtre. (apic/wm/vb)



