Des fidèles de dix cantons ont construit l’avenir de leur Eglise
Soleure: Plus de 1’500 personnes ont participé dimanche à la grande rencontre diocésaine
Soleure, 3 septembre 2001 (APIC) Plus de 1’500 fidèles du plus grand des diocèses de Suisse, celui de Bâle, se sont donnés rendez-vous dimanche 9 septembre à Soleure, dans le cadre d’une grande rencontre diocésaine. La messe et la manifestation se sont déroulées sous une grande tente, près de la Porte de Bâle, à l’entrée de la vieille ville de Soleure. Des personnes de l’Alsace et de l’Allemagne voisines étaient également présentes, ainsi que l’évêque du Kosovo, Mgr Sopi, invité pour concrétiser une sorte de partenariat entre ces régions et le diocèse.
Dans le cadre du projet diocésain «Vivre en baptisé», les participants des dix cantons du diocèse, leurs évêques, Mgr Kurt Koch et ses auxiliaires, Mgrs Martin Gächter et Denis Theurillat et leurs collaborateurs, leurs hôtes voisins de la Regio Basiliensis, Mgr Joseph Doré, archevêque de Strasbourg, et son auxiliaire Mgr Christian Kratz, Mgr Oskar Saier, évêque de Fribourg-en-Brisgau, et ses auxiliaires Mgrs Paul Wehrle et Rainer Klug, aux côtés de Mgr Sopi, ont débuté cette journée par une messe, une cérémonie pluriculturelle concélébrée par onze évêques, sous la présidence de Mgr Koch. Ancien évêque de Bâle, Mgr Otto Wüst, et son auxiliaire, aujourd’hui émérite, Mgr Joseph Candolfi, avaient tenu à s’identifier à la fête.
Depuis vingt ans, les évêques de Bâle, de Fribourg-en-Brisgau et de Strasbourg se rencontrent deux fois par an pour échanger expériences et suggestions. L’idée de cette rencontre diocésaine, concrétisée dans le diocèse de Bâle dimanche à Soleure est née lors d’une de ces séances.
Après la fête du Jubilé à Soleure, le 18 juin 2000, ce nouveau rassemblement a marqué le lancement du diocèse de Bâle dans le troisième millénaire. L’objectif? «Que chacun ressente que nous formons une communauté diocésaine», écrivait dans son invitation aux paroisses, aux familles et à l’ensemble des diocésaines, Mgr Martin Gächter, qui a conduit le Comité d’organisation.
La signification de la croix
La journée à commencé le matin par une Eucharistie. Dans son homélie, Mgr Koch s’est interrogé en trois langues successivement, allemand, français et italien, sur ce que signifie, aujourd’hui pour nous, «la croix que chacun de nous doit porter à la suite de Jésus. S’agit-il des multiples contrariétés de notre vie quotidienne, des querelles, de la solitude, d’une amitié que l’on perd, ou de ne pas réussir sa carrière professionnelle? Ou encore les passages douloureux de notre vie, comme la maladie, la souffrance et la mort? Ces étapes peuvent effectivement être notre chemin de croix à la suite de Jésus. Il est évident que tout cela ne va pas de soi! Pour que notre chemin devienne chemin de croix à la suite de Jésus, nous avons à faire nôtre son Evangile et à accueillir sa croix». Pour Mgr Koch, «nous devons nous orienter sur la vie et la mort de Jésus, si nous voulons en tant que chrétiens et chrétienne parler de manière vraie de notre croix. Alors seulement pourra se confirmer notre attitude chrétienne, c’est-à-dire, ne pas vivre uniquement pour soi, mais dans le partage et en aidant les autres. Telle est la règle de vie de Jésus».
Avec les jeunes
Après l’apéritif et le repas, de nombreux lieux de rencontre ont invité, dans l’après-midi, au partage d’informations et d’expériences pastorales provenant des diverses paroisses des 10 régions diocésaines.
La journée contenait en outre de nombreuses propositions offertes en plusieurs endroits de la ville: ateliers, exposés, visites, présentations. Toutes les régions diocésaines ont ainsi présenté leur carte de visite au Landhaus. Le même lieu abritait également des stands d’information sur des projets de bénévolat, sur la diète diocésaine et sur les différentes formes d’engagement en Eglise.
Les jeunes n’ont pas été oubliés, avec des ateliers de créativité et des espaces de rencontre. La palette de propositions en atelier proposait des thèmes variés: le travail bénévole, la consultation œcuménique, les différents ministères au service de l’Eglise… Le projet diocésain «Vivre en baptisé» a, lui, fait l’objet d’un vaste sujet de discussion. A noter que la présence jurassienne, la partie francophone du diocèse, a été mise en évidence par une vitrine comprenant trois panneaux et par le film «Une Eglise, mille chemins», réalisé par le service audiovisuel du Jura pastoral (SAJP). Les panneaux représentaient le parcours des chapelles, l’unité pastorale de l’Eau Vive) Boncourt) et la Fête des baptisés, tenue à Delémont.
Le rendez-vous de dimanche a enfin permis de mieux connaître le diocèse, en répondant aux multiples questions telles que: «Quels sont les 10 cantons qui forment le diocèse de Bâle?; Pourquoi l’évêque de Bâle habite-t-il Soleure depuis 1828?; Comment les catholiques – 1,1 million, environ, sur quelque 3 millions d’habitants – du grand diocèse, avec ses 530 paroisses, peuvent-ils apprendre à mieux se connaître?
La rencontre a pris fin vers 17 heures, par une courte célébration à la cathédrale Saints-Ours et Victor. (apic/sic/pr)



