Une incitation à se séparer de l’Eglise universelle

Soleure: Pour Mgr Koch, le Manifeste de Lucerne n’est plus catholique

Soleure, 17 janvier 2007 (Apic) Seule l’Eglise universelle peut se prononcer sur l’abolition du célibat obligatoire des prêtres et l’ordination sacerdotale des femmes. Qui conteste cette responsabilité commet une erreur fondamentale. Ce qui et le cas avec le Manifeste de Lucerne, écrit Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle et président de la Conférence des évêques suisses, dans le bulletin paroissial du canton de Soleure.

Qui propage de telles erreurs, ou «ne nous prend pas, nous évêques, au sérieux», ou n’a plus les pieds sur le sol de la compréhension de l’Eglise catholique, telle qu’elle est définie sans équivoque par le Concile Vatican II.

Si l’on prend à la lettre le Manifeste de Lucerne, on ne peut l’interpréter autrement qu’une «incitation, à nous évêques suisses, à nous séparer de l’Eglise universelle», soutient l’évêque de Bâle. Les évêques «ne cesseront d’affirmer jusqu’au bout que de tels changements ne peuvent être décidés qu’au niveau universel».

Ne pas suivre la voie des anglicans

Que l’on incite des évêques, qui sont au service de l’unité de l’Eglise, à procéder à des ruptures ecclésiales est «monstrueux», affirme l’évêque de Bâle. Mgr Koch fait référence à la Communion anglicane. Celle-ci, en raison de l’introduction dans certaines communautés de conditions d’accès au sacerdoce «sans limites d’orientation sexuelle et de style de vie», se trouve devant une scission irréversible. «Cela confirme mon sentiment d’aveuglement face à la réalité, lorsque je constate que des catholiques prônent une destin similaire pour notre Eglise», lance Mgr Koch.

Le «Manifeste de Lucerne pour une Eglise frère et soeur» est un document adopté le 28 octobre dernier par 112 membres d’associations, corporations et autorités catholiques réunis à Lucerne. Il est urgent, selon les signataires, que soit appliqué dans l’Eglise catholique en Suisse le principe selon lequel «femmes et hommes, indépendamment de leur état civil et de leur orientation sexuelle, aient accès à toutes les fonctions ecclésiales». L’égalité des droits entre hommes et femmes est une exigence de la Déclaration des droits humains de l’ONU et de la Constitution fédérale, rappellent-ils. (apic/gs/bb)

17 janvier 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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