L’attention portée sur certains cas est démesurée

Soleure: Très peu de prêtres étrangers posent problèmes, selon le Père Trauffer

Soleure, 21 septembre 2008 (Apic) «L’attention portée sur ces cas est démesurée et ne rend pas compte de l’engagement absolument remarquable et précieux accompli par les prêtres étrangers». Tel est le commentaire du vicaire général du diocèse de Bâle, le Père Trauffer, interrogé dans la «Zentralschweiz am Sonntag» du 21 septembre sur des récentes situations difficiles qui ont touché des prêtres étrangers en Suisse.

Détournements présumés de quêtes et de fonds à Seelisberg (Uri), rupture de confiance avec le conseil paroissial à Tuggen (Schwyz), procès pour d’importants détournements de fonds à l’Officialité diocésaine à Fribourg: ces trois situations mettant en cause des prêtres d’origine non européenne ont alerté l’opinion publique.

Environ 14% des prêtres en Suisses viennent de l’étranger, explique le Père Roland-Bernhard Trauffer. Et environ 2% proviennent de nations non européennes. La majorité d’entre eux sont issus d’Inde, du Congo, du Nigeria, et quelques-uns d’Amérique latine.

Le diocèse de Bâle n’effectue aucun recrutement actif à l’étranger. Mais il reçoit beaucoup de demandes et procède à un choix. Avant tout engagement, les prêtres étrangers sont mis au courant des enjeux de l’intégration et sont accompagnés individuellement, afin de connaître «les particularités de la vie ecclésiale en Suisse».

Le Père Trauffer souligne l’importance de ces prêtres en vue de favoriser la collaboration entre les différentes cultures dans notre pays et de rendre visible la dimension universelle de l’Eglise catholique. «Seuls dans quelques cas nous avons dû dire à certains d’entre eux: cela ne va pas comme ça», affirme le vicaire général du diocèse de Bâle. (apic/kath.ch/pem/gs/bb)

21 septembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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