Solution des délais: La «Société pour la protection de la vie à naître» lance le référendum

«Le peuple doit empêcher l’abdication de l’état de droit»

Berne,

(APIC) La Société pour la protection de la vie à naître en Suisse (Gesellschaft für den Schutz des ungeborenen Lebens in der Schweiz» (GLS) a lancé la récolte de signatures contre la solution des délais, acceptée par les Chambres fédérales. Elle entend donner l’occasion au peuple «de refuser d’ouvrir une brèche dans les valeurs éthiques et d’empêcher une abdication de l’Etat de droit», a déclaré la conseillère d’Etat thurgovienne UDC Marlies Näf-Hofmann, devant la presse jeudi 29 mars à Berne. Il s’agit à présent de réunir 50’000 signatures durant les trois prochains mois.

En faisant valoir une situation de détresse, on pourrait avorter en Suisse durant les 12 premières semaines de grossesse, sans encourir de suites pénales, selon le projet voté par les Chambres vendredi 23 mars à Lugano (TI). «Un changement si radical de notre politique doit être mis en débat populaire, estime le député radical thurgovien Werner Messmer. L’enfant à naître est bien un être humain dès son origine ou sa conception, a pour sa part réaffirmé le conseiller national de Moutier, Walter Schmied. Le débat portant sur la durée du délai au bout duquel la vie de l’enfant sera protégée par la Loi ne peut supplanter le seul vrai débat, celui du droit à la vie, poursuit le député UDC. Les Chambres fédérales propose aux yeux du politicien bernois «une solution de totale libéralisation de l’avortement durant les trois premiers mois de grossesse.

La solution des délais soumise au souverain n’est restrictive qu’en apparence, car elle réduit d’autant le temps de réflexion de la mère, qui devra agir et décider dans la précipitation. Le référendum s’impose donc, estime le prévôtois. Il sera lancé par «la GLS», composée de l’Alliance évangélique suisse et les organisations de protection de la vie «Oui à la vie» (section zurichoise, et de l’action «Aider plutôt que tuer».

Distance par rapport aux «pro life» militants

Dans des questions aussi sensibles que la protection de la vie et la dignité humaine, la GLS tient à se démarquer de «toute simplification et atteinte agressive à la liberté de pensée», dont se rendent coupables certains militants «pro life», a souligné le président de la société, Walter Hürzeler. «L’extrémisme et le fanatisme religieux» ne sont de mise aujourd’hui ni pour défendre la vie à naître et la dignité de la femme, ni pour en appeler à la responsabilité des hommes. Walter Hürzeler faisait référence aux organisations suisses «Aide suisse à la mère et l’enfant» et «Oui à la vie», qui lancent également un référendum contre la solution des délais. Ces deux associations ont mené par le passé des campagnes outrancières contre l’avortement. (apic/job/wm/mjp)

29 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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