Les croyants doivent se sentir libres pour aller prier
Somalie: Couvre-feu levé à Mogadiscio durant le Ramadan
Mogadiscio, 14 septembre 2007 (Apic) Le ministre somalien de l’Intérieur a annoncé le 13 septembre que pendant tout le mois du Ramadan, le couvre-feu imposé dans la capitale Mogadiscio depuis juin dernier sera suspendu. Mais dans le pays, la violence inquiète toujours autant la population.
«Au terme de consultations avec le Comité de la sécurité nationale, nous avons décidé de suspendre le couvre-feu à partir d’aujourd’hui», a déclaré jeudi aux journalistes Mohamed Gule, à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes à un groupe de nouvelles recrues féminines de la police. Le vice-chef de la police, Abdullahi Hassan Barise, a expliqué que «la situation semble plus calme en ce moment et les personnes doivent se sentir libres de pouvoir sortir pour prier».
Cette nouvelle, selon des sources locales reprises par l’agence catholique Misna, a été accueillie avec soulagement par les habitants, obligés de vivre depuis des mois dans des conditions difficiles en raison des affrontements entre les insurgés et les militaires éthiopiens déployés sur le territoire pour soutenir le gouvernement de transition d’Abdullahi Yusuf. Pendant ce temps, sur le terrain, les violences ne s’apaisent pas: Ahmed Tajir, maire de Beletwein, une petite ville au centre du pays, a échappé le 14 septembre à un attentat qui visait son convoi.
Multiplications des violences
Les habitants de la ville se plaignent de la multiplication des violences depuis que Beletwein est devenue le siège opérationnel d’un contingent de près de 1000 soldats éthiopiens. Autour du marché principal de Mogadiscio, en revanche, l’explosion de trois grenades a déclenché un échange armé violent entre les troupes gouvernementales et les rebelles, sans causer toutefois de blessés.
L’armée d’Addis Abeba, arrivée en Somalie l’an dernier aux côtés du gouvernement intérimaire afin de chasser les Tribunaux Islamiques, est accusée par les autorités de l’opposition réunies dernièrement à Asmara de «crimes atroces» à l’encontre de la population et de violations de la souveraineté territoriale du pays. (apic/misna/bb)



