L’ ONG Oxfam ferme 2 bureaux au Darfour
Soudan: Insécurité continue et enlèvement d’un employé local
Nairobi, Kenya, 10 juillet 2006 (Apic) L’insécurité croissante et l’enlèvement d’un employé local ont amené l’organisation non gouvernementale (ONG) britannique Oxfam à fermer temporairement deux bureaux au Darfour.
L’annonce de la fermeture de deux bureaux de l’ONG britannique Oxfam dans la région septentrionale du Darfour a directement été communiquée par des sources de l’organisme de Nairobi, au Kenya. Les activités d’assistance – comme «dernière option» – face aux attaques armées répétées, a expliqué le coordinateur régional Paul Smith-Lomas, ont été interrompues dans les localités de Saraf Omra et Birka Seir. C’est de ces deux localités que le personnel de l’Ong garantissait l’approvisionnement en eau potable et nourriture à des dizaines de milliers d’évacués.
Il y a deux mois, un opérateur avait été enlevé mais les tentatives d’obtenir sa libération ont jusqu’ici échoué. Il y a deux jours, l’envoyé de l’Onu au Soudan, Jan Pronk avait dit que les violences dans la région ont augmenté, après l’accord de paix signé début mai au Nigeria, par seulement l’un des trois groupes armés locaux, l’aile de l’Armée de libération du Soudan (Sla). La région est depuis trois ans le théâtre d’affrontements entre forces gouvernementales et rebelles.
Selon quelques témoignages d’évacués recueillis par les observateurs de l’Union Africaine (Ua), les rebelles de l’Armée de libération du Soudan auraient commis des homicides et des viols dans la zone de Tawila, dans le Darfour septentrional. C’est de là que ces derniers jours, environ 4’000 civils auraient fui des affrontements entre cette faction de la Sla et le groupe dissident, commandé par Abdoul Wahid al-Nur, qui n’a pas signé l’accord de paix. Selon des estimations, trois années de conflit ont causé plus de 200’000 victimes et pas moins de deux millions d’évacués. (apic/misna/vb)



