Mettre fin aux causes de la guerre et de la famine

Soudan: Le Père général des Comboniens appelle à la négociation

Rome, 24 juillet 1998 (APIC) Face aux images de squelettes vivants que les médias transmettent du Soudan, l’opinion publique internationale ne peut pas se donner bonne conscience en envoyant des wagons d’aide alimentaire ou médicale, estime le supérieur général des missionnaires Comboniens, le Père Manuel Augusto Lopes Ferreira. «Il faut avant tout et surtout contraindre les partis en lutte à aboutir à une plate-forme de négociation qui est la condition indispensable pour apporter une solution à la crise.»

Les pour-parler prévus fin août à Addis Abbeba entre la délégation du gouvernement du Soudan et l’Armée de Libération Populaire du Soudan n’aboutiront que si les institutions internationales compétentes exercent une pression efficace, souligne le religieux Le missionnaire dénonce une situation dramatique dans la région de Bahr el Ghazal et du Haut-Nil. Les aides humanitaires actuellement parvenues sur place constituent des réserves insuffisantes. «Le cessez-le-feu récemment proclamé pour les deux parties en conflit, est clairement insuffisant pour garantir non seulement la distribution des aides, mais pour assurer une marge adéquate de survie à des centaines de milliers d’innocents».

Une junte militaire est au pouvoir au Soudan depuis 1989, parainnée par le Front National Islamique dirigée par Hassan el-Tourabi. Depuis 1983, la guerre oppose le pouvoir central contrôlé par l’élite arabo-musulmane du nord du pays au Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS), appuyé par la majorité africaine du pays vivant dans le sud, mais affaibli par une division depuis 1991.

Les missionnaires Comboniens connaissent parfaitement bien le Soudan pour y être présents depuis leur fondation en 1867 par le bienheureux Daniel Comboni. (apic/imed/mp)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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