Darfour: Viols et violences dans des camps saturés

Soudan les réfugiés de l’intérieur ne sauront bientôt plus où aller

Khartoum, 20 mars 2007 (Apic) En février dernier, au moins 30’000 civils ont été contraints d’abandonner leurs maisons et leurs villages dans la région méridionale du Darfour. Ils sont allés rejoindre les autres déplacés dans des camps presque saturés.

Environ 80’000 déplacés depuis le début 2007 contraints de fuir les violences au Darfour, abandonnant leurs villages en majorité dans le Darfour méridional. A tel point que la capacité d’accueil des camps de réfugiés est presque saturée. C’est ce que rapporte une note du Bureau pour la coordination des Affaires humanitaires de l’Onu (Ocha).

Les conditions humanitaires des évacués sont délicates : dans le Darfour septentrional (une des trois zones formant la région) le camp d’As Salaam n’est plus en mesure d’accueillir de nouveaux venus à cause du manque d’eau, tandis que l’accès à la structure d’Abu Shouk a été bloqué. Le rapport ajoute que les abus sexuels et les violences à l’encontre des réfugiés vivant dans ces camps sont quotidiens. Un précédent rapport de l’Onu sur les violations des droits humains, diffusé la semaine dernière, attribuait au gouvernement la responsabilité du manque de protection des civils. Il y a quelques jours, l’Ocha a indiqué qu’à cause du conflit en cours depuis 2003, le chiffre de 2 millions de déplacés internes avait été dépassé. Il faut y ajouter plus de 200’000 réfugiés dans le Tchad voisin. (apic/misna/vb)

20 mars 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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