Les civils restent les premières cibles du conflit au Darfour

Soudan: Rapport du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

Khartoum, 12 mars 2007 (Apic) «Les civils demeurent les premiers objectifs et les principales victimes» du conflit en cours depuis février 2003 au Darfour (ouest du Soudan). Il s’agit d’une des conclusions avancées par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans son rapport présenté le 12 mars à Genève, siège de l’organisme onusien.

Le Conseil des droits de l’homme de l’Onu a présenté le 12 mars son rapport sur le Darfour à Genève, siège de l’organisme onusien. Le document a été rédigé à l’occasion d’une visite au Soudan, du 5 février au 5 mars dernier, de la emmenée par le Prix Nobel de la paix Jody Williams. Cependant, la délégation n’a pas pu se rendre au Darfour, les autorités soudanaises ont exigé qu’un des membres de la délégation, Bertrand Ramcharana, vice-commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, n’en fasse pas partie. Des déclarations auraient mis en cause son objectivité.

Les envoyés du Conseil ont donc poursuivi leur travail dans les camps de réfugiés du Tchad, où ils ont «rencontré des centaines de personnes» et étudié des «milliers de pages de documents», lit-on dans le rapport présenté le 12 mars à Genève. Il y est soutenu que que des «crimes de guerre et contre l’humanité» ont été commis au Darfour, surtout à l’encontre des civils.

Le gouvernement de Khartoum est accusé d’avoir «lui-même orchestré et participé» aux violences, «en agissant souvent en accord avec les milices Janjawid», considérées comme les principales responsables des violences. «Les forces rebelles ont elles aussi perpétré des violations des droits humains», rapporte l’agence catholique MISNA. En outre,»les actes de banditisme et les activités criminelles ont beaucoup augmenté, même après la signature du Darfur peace agreement (Dpa), l’accord de paix signé en mai 2006 par une seule formation rebelle toutefois. La guerre n’a pas cessé et la situation des droits humains s’est encore dégradée. Aujourd’hui, des millions de personnes sont réfugiées, au moins 200’000 sont mortes; de plus, le conflit et les abus se sont propagés de l’autre côté de la frontière, au Tchad», lit-on encore dans le rapport, qui définit quelques «besoins urgents» (apic/misna/vb)

12 mars 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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