L’opposition ne croit pas à l’ouverture

Soudan: Signature d’une nouvelle Constitution

Le Caire, 15 juillet 1998 (APIC) La signature d’une nouvelle Constitution au Soudan laisse l’opposition perplexe. La veille de sa ratification, des arrestations avaient été opérées dans ses rangs, signale l’agence de presse missionnaire italienne Misna. C’est au cours d’une cérémonie solennelle, le 30 juin, jour du neuvième anniversaire du coup d’État, que le président Omar Beshir a signé la nouvelle Constitution. L’occasion d’inviter l’opposition en exil à rentrer au pays pour prendre part à un nouveau chapitre de l’histoire soudanaise. Une invitation qui incite pourtant à la méfiance…

L’Alliance nationale démocratique (un parti d’opposition à caractère politico-militaire) a annoncé depuis Le Caire, en Égypte, que, la veille de la ratification de la nouvelle Constitution, dix de ses adhérents avaient été arrêtés et que la semaine précédente, dans la ville de Kassala, à l’est du pays, environ 200 membres d’organisations à caractère politique ou syndical auraient été emprisonnés.

L’opposition basée au Caire avait déjà fait part de son scepticisme à l’annonce de la démission de Hassan El Turabi, idéologue du gouvernement de Khartoum, de sa fonction de président du Parlement, pour se consacrer à «plein temps» à la tâche de secrétaire du «Congrès National». Seul parti politique soudanais reconnu, ce dernier, composé de représentants des 26 États soudanais, est considéré comme la «version revue et corrigée» du Front national islamique (NIF), formation politique fondée par Turabi, dissoute comme tous les autres partis en juin 1989, date de la prise du pouvoir d’Omar El Beshir.

«Le choix de Turabi a un arrière-goût extrêmement politique», avait commenté depuis le Caire un représentant de l’opposition, à la veille de la signature de la nouvelle Constitution. (apic/cip/pr)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!