Rome: L'identité du Moyen-Orient dépend des chrétiens, selon le cardinal Sandri
Soutenir les communautés chrétiennes sur place
Rome, 3 janvier 2015 (Apic) «Le Moyen-Orient ne répondrait plus à sa réalité historique si venait à manquer la présence chrétienne», a affirmé le cardinal Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, dans «L’Osservatore Romano» du 3 janvier 2015. «Raison pour laquelle il est nécessaire de secouer la communauté internationale de l’indifférence pour arrêter les violences et les guerres qui bouleversent certains pays de la région, en particulier la Syrie et l’Irak».
«L’exode des chrétiens du Moyen-Orient ne semble pas s’arrêter, en particulier d’Irak et de Syrie. Même dans la récente lettre que le Pape François leur a envoyé, celui-ci exprime la conviction selon laquelle il n’est pas possible de se résigner à un Moyen-Orient sans chrétiens. Comment peut-on soutenir les communautés locales pour aider les populations à ne pas abandonner leur terre?», s’interroge le prélat.
«L’Eglise catholique cherche à accompagner cette situation», ajoute le cardinal qui invite les chrétiens à s’engager en «soutenant en premier lieu les évêques, les prêtres les communautés religieuses et les laïcs».
Pour éviter l’exode complet des chrétiens, le rôle de la communauté internationale est déterminant, selon le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales. «Celle-ci peut en effet arrêter la violence, la haine, la guerre et faire en sorte que la liberté religieuse et le droit de vivre et d’exister soient garantis à tous sans distinctions. C’est donc un grand désir que le Moyen-Orient ne reste pas sans chrétiens». Sans eux, «il s’agirait d’un autre Moyen-Orient qui ne répondrait pas à son identité historique et à toute la richesse que la présence chrétienne représente pour cette région», conclut le cardinal Sandri. (apic/or/pp)



