Chine : Le Vatican déclare nulle la révocation d’un évêque par Pékin

Soutien de Rome à l’évêque auxiliaire de Shanghai

Rome, 13 décembre 2012 (Apic) Pour le Saint-Siège, Mgr Ma Daqin est toujours évêque auxiliaire de Shanghai. Sa ’révocation’ par la Conférence des évêques ’officiels’ chinois est «dépourvue de toute valeur juridique» a précisé, le 13 décembre 2012, à l’agence missionnaire romaine Fides, Mgr Savio Hon Tai-Fai, secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Le prélat hausse le ton face au pouvoir de Pékin.

Dans une déclaration en quatre points, Mgr Hon Tai-Fai assure ainsi que le retrait de «l’approbation» épiscopale de Pékin pour Mgr Ma Daqin, ordonné évêque en juillet dernier, était, du point de vue de l’Eglise, «dépourvue de toute valeur juridique». Pour le Saint Siège, Mgr Ma daqin reste évêque auxiliaire de Shanghai.

Au sein de l’Eglise catholique, explique le secrétaire du dicastère romain, les Conférences épiscopales n’ont pas la compétence de nommer ou d’approuver un évêque, ni de le révoquer ou de lui imposer des sanctions. Cette compétence étant réservée au Saint Siège. «A plus forte raison, la prétendue Conférence des évêques catholiques de Chine ne peut pas le faire, sachant qu’elle-même n’est pas reconnue par le Saint-Siège».

Rome loue la fidélité de Mgr Daqin

Le secrétaire de ce dicastère loue «la fidélité à l’Eglise» et «l’amour sincère pour sa patrie» de Mgr Ma Daqin. Il souligne que «cette injustice est d’autant plus douloureuse qu’elle porte atteinte à la communion et à la discipline de l’Eglise catholique».

Dans le dernier point de sa déclaration, le secrétaire de la congrégation invite les catholiques à s’unir dans la prière aux vicissitudes subies par Mgr Ma Daqin et ceux qui en Chine vivent des situations similaires.

Ordonné évêque le 7 juillet dernier, avec l’approbation de Rome et de Pékin, Mgr Ma Daqin avait annoncé, à l’issue de la cérémonie, son retrait de l’Association patriotique des catholiques chinois (APCC), l’organe dont se sert Pékin pour imposer sa politique à la partie ›officielle’ de l’Eglise de Chine. Les autorités chinoises avaient ensuite multiplié les mesures pour reprendre en main la situation en assignant Mgr Ma Daqin à résidence avant de le révoquer. (apic/imedia/mm/mp)

13 décembre 2012 | 15:05
par webmaster@kath.ch
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