Toujours aucune justice rendue aux victimes de Srebrenica

Srebrenica: AI dénonce le manque de coopération des autorités bosno-serbes

Londres/Lausanne, le 8 juillet 2005. Amnesty International (AI) dénonce le manque de coopération des autorités bosno-serbes avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. AI estime qu’il s’agit là d’un obstacle majeur à la justice.

Dans un communiqué publié à la veille du dixième anniversaire du massacre de près de 8’000 musulmans bosniaques à Srebrenica, AI relève que le très grand nombre de cas de «disparition» non résolus constitue l’une des violations des droits humains les plus graves toujours en cours en Bosnie-Herzégovine. Amnesty International lance une action de lettres pour demander que les responsables soient jugés.

Dix ans après la fin de la guerre en Bosnie-Herzégovine, les femmes de Srebrenica attendent toujours que ceux qui ont tué leurs fils et leurs maris soient déférés à la justice. Le 10 juillet 1995, les forces bosno- serbes avaient pénétré dans l’enclave de Srebrenica, ” zone de sécurité ” des Nations Unies où des milliers de Bosniaques avaient trouvé refuge. «Lorsque la ville est tombée aux mains de forces serbes de Bosnie, des milliers d’hommes ont été séparés du reste de la population et tués de manière délibérée et arbitraire. Cet homicide à grande échelle, organisé et systématique a été reconnu comme un acte de génocide par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie».

À ce jour, dit AI, les autorités de la Republika Srpska n’ont arrêté aucune des personnes inculpées par le Tribunal pour l’ex-Yougoslavie. «On pense même qu’elles protègent certains des suspects toujours en liberté».

Action en Suisse

A Genève, les groupes d’Amnesty International organisent dimanche 10 juillet à 10h30 un moment de recueillement au Jardin des disparus à Meyrin. Une action de lettres adressées au Premier ministre de la Republika Srpska, exigeant que des mesures concrètes soient prises pour traduire en justice les responsables du massacre de Srebrenica, est disponible sur le site Internet www.amnesty.ch. (apic/com/pr)

8 juillet 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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