Sri Lanka: Des religieux demandent à l’ONU de mettre fin à une «guerre insensée»

Lettre ouverte à Ban Ki-moon

Colombo, 21 janvier 2009 (Apic) Des religieux du Sri Lanka demandent à l’ONU de mettre fin à une «guerre insensée» au Sri Lanka.

Dans une lettre ouverte adressée au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, des religieuses et des prêtres souhaitent que les Nations Unies entreprennent des «actions immédiates pour arrêter une guerre insensée et mettre fin aux souffrances immenses des civils innocents à Wanni, dont l’existence est devenue une véritable lutte pour la survie».

Les soeurs et les prêtres de la zone où un conflit sévit depuis plusieurs mois entre l’armée et les rebelles tamouls s’inquiètent du sort des civils. Les violences ont encore augmenté ces dernières semaines.

Sos, un cri d’agonie

La lettre, intitulée «Sos, un cri d’agonie de la population de Wanni», diffusée par la Caritas locale et publiée par le Service d’information religieuse (Sir) de la Conférence épiscopale italienne, est signée par le père James Pathanathar, qui, comme une vingtaine d’autres religieux, a été contraint de quitter sa paroisse à Mullaitivu, localité sur la côte orientale et dernière base contrôlée par les rebelles tamouls.

Avec la majorité de la population, il s’est uni aux dizaines de milliers d’évacués (230’000 selon les estimations de l’Onu). Entre temps, l’offensive terrestre et en mer de l’armée continue; selon le ministère de la Défense, quatre embarcations des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (Ltte) ont été détruites dans un affrontement naval dans les eaux devant Mullaitivu, et un blocus naval sur 40 kilomètres de côtes a été mis en place pour empêcher les rebelles de quitter l’île ou de se rapprocher avec des renforts.

Au contraire, selon des sources proches des Ltte, les rebelles auraient détruit un navire de la marine militaire avec une attaque suicide. Le conflit sécessionniste pour la création de territoires autonomes habités par la minorité tamoul a provoqué au moins 70’000 victimes en 25 ans et des centaines d’évacués et de personnes ayant fui à l’étranger, surtout en Inde, à cause de la guerre. (apic/misna/pr)

21 janvier 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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