La vie a un caractère sacré
Sri Lanka: L’Eglise s’oppose à la réintroduction de la peine de mort
Colombo 23 mars 1999 (APIC) L’Eglise catholique du Sri Lanka s’oppose à la reprise de la peine de mort dans le pays. Face à l’augmentation de la criminalité, le gouvernement veut en effet réintroduire la peine de mort pour les homicides et pour le trafic de drogue.
Le ministre de la Justice, G.L. Peiris, a déclaré le 13 mars dernier qu’une décision avait été prise pour recourir à la peine de mort pour les cas où le Juge du procès, le ministre de la Justice, et le Procureur général seraient d’accord sur l’application de cette peine. «Il doit y avoir l’unanimité pour que l’on puise prononcer la condamnation à mort», a déclaré le ministre.
Commentant cette décision, le secrétaire de la Conférence épiscopale du Sri Lanka, Mgr Malcolm Ranjith Patabendige Don, a été catégorique: on doit prendre des mesures préventives plus énergiques pour combattre le taux croissant de criminalité, plutôt que de recourir aux mesures punitives. «Nous apprécions l’effort du gouvernement pour restaurer la loi et l’ordre ; mais nous ne sommes pas favorables à l’introduction de la peine de mort», a indiqué Mgr Patabendige Don. Evoquant les avis du pape Jean Paul II sur la peine de mort durant ces dernières années, l’évêque rappelle le caractère sacré de la vie.
Le secrétaire du Congrès hindou est lui aussi de l’avis que, du moment que toutes les religions «prêchent l’amour, nul n’a le droit d’imposer la peine de mort». Les moines bouddhistes n’ont pas fait de commentaires directs sur la réintroduction de la peine de mort, mais une de leurs déclarations dit que «pour maintenir la loi, la paix et la justice dans un pays, il revient au gouvernement d’imposer les lois nécessaires».
La peine de mort a été appliquée pour la dernière fois au Sri Lanka en 1976. Depuis lors, le président a toujours commué la peine de mort en prison à vie. (apic/fides/mp)



