Quand l’ignoble s’ajoute à l’horreur

Sri Lanka: Les Eglises dénoncent les pillages dans les régions touchées par les tsunamis

Colombo, 5 janvier 2005 (Apic) Le Conseil chrétien national du Sri Lanka a dénoncé les pillages commis dans les zones dévastées par les tsunamis qui ont fait environ 150 000 morts en Asie du Sud et du Sud-Est.

Le Conseil, qui regroupe huit grandes Eglises protestantes, a exprimé toute sa sympathie aux familles touchées par les raz de marée du 26 décembre mais il a aussi dénoncé les tentatives de ceux qui «pillent» les victimes d’une des plus grandes catastrophes naturelles mondiales. Dénonçant les pillards, le Conseil chrétien leur a demandé «de s’abstenir d’un comportement aussi lâche et de collaborer avec ceux qui aident les victimes».

Ces critiques ont été émises après les informations faisant état de pillages des maisons de victimes de tsunamis et de viols de survivantes ayant perdu leurs foyers. «Nous avons appris que des viols, des viols collectifs, des brutalités et agressions physiques ont été commis à l’encontre de femmes et de jeunes filles durant des opérations de secours non contrôlées», a déclaré le Collectif «femmes et médias», rapporte l’Agence oecuménique ENi, citant une agence de presse.

L’évêque anglican Kumara Illangasinghe, président du Conseil chrétien du Sri Lanka a commenté à l’Agence ENI, après une visite dans les zones affectées, que les opérations de secours et la réinstallation des personnes touchées seront une «tache gigantesque» pour les Eglises et autres organismes.

Le prêtre catholique Damian Fernando, directeur de Caritas-Sri Lanka, a pour sa part constaté le «manque de coordination dans la distribution des secours. «Nous retenons pour le moment du matériel car l’élan du début va diminuer». (apic/eni/pr)

5 janvier 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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