Gouvernement et rebelles sourds aux appels
Sri Lanka: Les violences empêchent un pèlerinage à un sanctuaire
Colombo, 8 août 2008 (Apic) En raison de l’insécurité, en dépit aussi des appels répétés aux gouvernement et aux rebelles sri lankais, les autorités religieuses ont demandé à leurs fidèles de renoncer cette année à effectuer le pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Madhu, considéré comme le plus important par la communauté catholique locale.
Depuis 400 ans, à l’occasion de la fête de l’Assomption, des milliers de chrétiens mais aussi des fidèles bouddhistes et hindous se rendent dans la petite localité située dans le diocèse de Mannar, dans le Nord-ouest de l’île, pour se recueillir devant l’effigie de la Vierge, que les croyants d’autres religions considèrent eux aussi.
Les 10 jours de prières et de rencontres qui précèdent et suivent la célébration ont donné lieu pendant des siècles à un dialogue entre les différentes communautés religieuses. Dans un communiqué publié sur le site de l’archidiocèse de Colombo, l’évêque de Mannar, Joseph Rayappu, écrit «ne pas attendre la venue de pèlerins cette année» : une manière indirecte d’inciter à la prudence, suite au refus du gouvernement et des rebelles de proclamer l’aire du sanctuaire «zone de paix».
En 2005, alors qu’était encore en vigueur une fragile trêve militaire, 400’000 personnes avaient participé au pèlerinage à Notre-Dame de Madhu. Malgré la reprise du conflit, qui n’avait cependant pas encore gagné le diocèse de Mannar, le sanctuaire avait été visité par 27’000 fidèles l’an dernier. (apic/misna/pr)



