La directrice Judith Könemann va enseigner à Münster
St-Gall: On recherche une nouvelle direction pour l’Institut de sociologie pastorale (SPI)
St-Gall, 6 janvier 2009 (Apic) Changement à la direction de l’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) de St-Gall: la théologienne et sociologue pastorale allemande Judith Könemann, 46 ans, quitte la direction du SPI. Elle reprend dès le 1er mai la chaire de théologie pratique à la Faculté de théologie catholique de l’Université de Munster, en Allemagne. La succession à la tête du SPI n’est pas encore réglée.
Judith Könemann avait remplacé début novembre 2005 le sociologue saint-gallois Alfred Dubach, qui prenait sa retraite après plus de deux décennies à la tête du SPI. La théologienne allemande, qui fut également nommée secrétaire générale de la Commission de planification pastorale (CPP) de la Conférence des évêques suisses (CES), vient de Telgte, près de Münster, en Westphalie. Elle a couronné ses études de théologie pastorale et de sociologie pastorale par un doctorat obtenu à l’Université de Münster en 2002. Elle a travaillé ensuite depuis 1995 dans le diocèse d’Osnabrück notamment comme formatrice d’adultes. Ainsi que l’a fait savoir à l’Apic la directrice démissionnaire du SPI, elle a reçu le «nihil obstat» pour ce poste à Münster.
L’histoire du SPI est étroitement liée au Concile Vatican II, peut-on lire sur le site de l’Institut saint-gallois (Cf. www.spi-stgallen.ch). «Les responsables ecclésiaux prirent de plus en plus conscience qu’une Eglise présente au monde moderne se devait de connaître le monde moderne».
Le SPI est né à l’initiative d’Urs Cavelti, docteur en droit, à l’époque président du Conseil administratif (exécutif de l’organisation des catholiques du canton de St-Gall), et de Mgr Ivo Fürer, docteur en théologie et alors vicaire épiscopal. Le Collège catholique (parlement des catholiques saint-gallois) prit formellement la décision, le 18 juin 1968, de fonder l’Institut suisse de sociologie pastorale dont le siège serait à St-Gall.
Le SPI a pour objectif d’une part d’examiner et de clarifier les interdépendances entre le contexte sociétal et la vie religieuse et ecclésiale et, d’autre part, de tirer profit des connaissances scientifiques pour développer la pratique pastorale. Une convention définissant la participation de la Conférence des évêques suisses (CES) au SPI fut adoptée. L’Institut est unique dans la sphère germanophone de par la double perspective qu’il poursuit.
Actuellement, le SPI est financé conjointement par l’Eglise cantonale de St-Gall, le Conférence centrale catholique romaine de Suisse (CCCRS-RKZ) et l’Action de Carême. Elle est au service de la Conférence des évêques suisses (CES) depuis quatre décennies. Le SPI est responsable du secrétariat de la Commission de planification pastorale (CPP) de la CES, «ce qui crée des liens étroits entre la recherche et l’intégration des acquis scientifiques dans les développements pastoraux en Eglise». (apic/gs/be)



