Restrictions budgétaires au niveau des paroisses

St-Gall: Synode national de l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse

St-Gall, 30 mai 2005 (Apic) Le Synode national de l’Eglise catholique- chrétienne de la Suisse a siégé à St-Gall ce week-end. Les délégués participant à la 137e session du Synode ont notamment traité de la collaboration régionale qui prend de plus en plus d’importance étant donné les restrictions budgétaires auxquelles sont confrontées les paroisses.

L’évêque Fritz-René Müller a présenté son rapport d’activité, en présenté en particulier parlé des conséquences des mesures d’économie dans les paroisses. La collaboration régionale prend là de plus en plus d’importance. Les curés d’une région doivent se concentrer sur leurs compétences principales et favoriser la collaboration. «La cure fonctionnant seule avec un curé fera bientôt partie du passé.

Cela présente d’une part la chance de s’intégrer dans un team, mais cela crée aussi des craintes dans les paroisses de perdre ’leur’ curé comme répondant», a-t-il relevé.

Le curé d’une seule paroisse appartiendra bientôt au passé

Ces craintes doivent être prises au sérieux, a admis l’évêque de cette petite Eglise nationale née au XIXe siècle, «mais elles ne doivent pas être stimulées, plutôt être maîtrisées par des expériences positives». L’Eglise catholique-chrétienne de Suisse compte près de 14’000 membres, avant tout dans les cantons de Zurich, Berne, Lucerne, Argovie, Soleure, Bâle-Ville et Bâle-Campagne, Schaffhouse, Saint-Gall, Genève et Neuchâtel. Dans plusieurs cantons, elle est reconnue au titre d’Eglise cantonale.

La préparation au Synode pastoral, prévu pour cet automne, prenait une importance toute particulière. On y parlera avant tout des services religieux, des tâches des ecclésiastiques et des autorités, les rapports qu’ils ont entre eux et de services spéciaux dans les paroisses. Cette manifestation est placée sous le signe du processus de renouveau déjà en cours.

Premier rapport de la commission «Homosexualité et Eglise»

La commission «Homosexualité et Eglise» mise en place l’année dernière a présenté son premier rapport de travail. S’occupant d’abord du dilemme entre des paroles bibliques qui se prononcent négativement sur la sexualité entre personnes du même sexe et des connaissances acquises dans les sciences humaines, elle a estimé que ce thème représente finalement un thème marginal dans la tradition biblique.

Ce qui est central, aux yeux de la commission, est l’affection de Dieu telle que Jésus l’a annoncée dans l’annonce du Royaume de Dieu et dans l’exigence de l’amour pour Dieu et pour le prochain. Il convient donc en vue des connaissances acquises au niveau des sciences humaines de se distancer d’interprétation blessantes des passages mentionnés dans la Bible, estiment les auteurs du rapport.

Partenariat entre personnes du même sexe: compréhension, mais priorité au mariage

En ce qui concerne un accompagnement par un service religieux de partenariat entre personnes du même sexe, la commission défend le point de vue que cela doit être possible là ou deux être humains demandent l’aide de Dieu pour leur communauté basée sur l’amour et la responsabilité.

L’Eglise catholique-chrétienne met tout de même l’accent sur la particularité du mariage entre un homme et une femme parce que ce dernier est fait pour transmettre la vie et qu’il réalise ainsi le mieux la volonté de Dieu de création. Par conséquent le sacrement du mariage doit être conservé avec sa particularité et que la bénédiction d’autres formes de partenariat doit être intégrée d’une autre manière dans le service religieux. La commission poursuivra son travail dans le sens de ce rapport intermédiaire. (apic/com/maw/be)

30 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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