St-Ursanne: Les Eglises chrétiennes de Suisse adoptent la charte oecuménique le 23 janvier
«Exprimer ensemble un signe oecuménique fort»
St-Ursanne, 12 janvier 2005 (Apic) Les représentants des dix Eglises membres de la Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse (CTEC) signent le 23 janvier un texte d’adoption de la charte oecuménique. Cet événement se passe à la Collégiale de St-Ursanne dans le cadre d’une célébration oecuménique télévisée qui clora la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Cette signature permettra d’exprimer ensemble un «signe oecuménique fort», affirme la CTEC, qui veut témoigner par là de l’unité de chrétiens. «La Charte oecuménique souligne ce qui nous unit en chrétiens, et non ce qui nous divise. Par là, nous ne nions pas les différences mais nous refusons de les mettre toujours en avant», affirme encore l’organisation faîtière des principales Eglises chrétiennes de Suisse sur son site internet (http://www.agck.ch/ ).
La célébration de St-Ursanne, dans le Jura, sera retransmise en direct à 10h sur trois chaînes nationales. Elle sera conduite par le président de la CTEC, l’évêque catholique-chrétien Fritz-René Müller, entouré des délégués des autres Eglises. La prédication sera assurée par Mgr Amédée Grab, président de la Conférence des évêques suisses et président du Conseil des Conférences épiscopales européennes. La CTEC réunit les anglicans, l’Armée du Salut, les baptistes, catholiques romains, catholiques-chrétiens, luthériens, méthodistes, orthodoxes grecs, orthodoxes serbes et protestants de Suisse.
C’est à St-Ursanne qu’auront lieu en 2005 les célébrations catholiques retransmises à la TV Suisse romande, alors que la paroisse réformée de Bernex dans le canton de Genève accueillera les cultes protestants.
Progresser vers une plus grande unité
La charte oecuménique a été signée à Strasbourg en avril 2001 par les présidents de la Conférence des Eglises européennes (KEK) et du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE). Elle exprime la volonté de progresser vers l’unité et propose des «lignes directrices pour une coopération croissante entre les Eglises en Europe».
Le document contient des lignes de conduite en vue d’une plus grande collaboration entre les Eglises chrétiennes en Europe. Celles-ci s’engagent notamment dans la construction de l’Europe, la lutte pour le respect des droits humains, la réconciliation des peuples et des cultures, la sauvegarde de la création, l’approfondissement de la communion avec le judaïsme et le développement des relations avec l’islam. La charte engage également les signataires à promouvoir la rencontre avec d’autres religions et philosophies. Dans ses buts à long terme, la charte fait tendre les Eglises vers la communion eucharistique, tout en prenant en compte que des différences dans la foi empêchent encore l’unité visible des Eglises.
Les Eglises signataires de la charte oecuménique s’engagent également à poursuivre le dialogue entre elles, à la lumière de l’Evangile. Elles s’opposent à toute forme de nationalisme, qui conduit à l’oppression d’autres peuples et de minorités nationales, et optent pour la recherche de solutions non-violentes.
La Conférence des évêques suisses a délégué son président, Mgr Amédée Grab, pour la signature du texte d’adoption de la charte. Les Eglises réformées seront représentées pour cet acte par le pasteur Thomas Wipf, président de la Fédérations des Eglises protestantes de Suisse, et les catholiques-chrétiens par leur évêque Fritz-René Müller. (apic/com/bb)




