Vatican: Le pape s’adresse aux responsables politiques et économiques

Stop au chômage des jeunes

Rome, 27 mai 2011 (Apic) Benoît XVI a demandé aux responsables politiques et économiques d’enrayer le chômage des jeunes, qui les empêche de mener à bien un «projet de vie familiale». Il est intervenu le 26 mai 2011 dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure, au dernier jour de l’Assemblée générale des évêques italiens.

Le pape, qui se rendait pour la 3e fois de son pontificat dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, a prié les cinq «mystères lumineux» du rosaire, devant l’icône de la Vierge Salus populi Romani, (salut du peuple romain). Puis il s’est adressé aux évêques italiens et aux centaines de fidèles présents dans la basilique, a rapporté l’agence I.MEDIA.

Dans son discours, le souverain pontife a rappelé que la famille permettait aux personnes d’être «libres et responsables», de connaître les «valeurs profondes qui ouvrent à la fraternité et qui permettent d’affronter les adversités de la vie». Parmi ces dernières, le pape a parlé de la difficulté à trouver un emploi.

Il s’est uni «à ceux qui demandent au monde politique et de l’entreprise de concentrer tous leurs efforts, afin de surmonter la diffusion du travail précaire qui, chez les jeunes, compromet la sérénité d’un projet de vie familiale» et «porte atteinte au développement authentique et harmonieux de la société».

Prévenir la soif de pouvoir

L’Italie «peut être fière de la présence et de l’action de l’Eglise», a affirmé le pape au terme de la prière. L’Eglise «ne recherche pas de privilèges et n’entend pas se substituer aux responsabilités des institutions politiques», a rassuré le souverain pontife. Et de poursuivre: «Respectueuse de la laïcité légitime de l’Etat, l’Eglise veille à soutenir les droits fondamentaux de l’homme».

Le pape a ensuite demandé aux évêques: «N’hésitez pas à encourager les fidèles laïcs à surmonter tout esprit de fermeture, de distraction et d’indifférence, et à participer eux-mêmes à la vie publique». Il les a appelés à encourager «les initiatives de formation qui s’inspirent de la doctrine sociale de l’Eglise, afin que ceux qui sont appelés à des responsabilités politiques et administratives ne soient pas tentés de mettre à profit leur position pour leur intérêt personnel ou pour leur soif de pouvoir».

Puis le pape a invité au soutien du «vaste réseau de groupes et d’associations qui appuient des œuvres de type culturel, social et caritatif», ainsi qu’au renouvellement des «occasions de rencontre sous le signe de la réciprocité entre le Nord et le Sud» de la Péninsule.

Renforcer le lien national

Enfin, le pape a souhaité que le 150e anniversaire de l’unité de l’Italie soit l’occasion pour les forces politiques de la Péninsule «de renforcer le lien national et de dépasser toute opposition».

Les «différentes sensibilités, expériences et perspectives», toutes «légitimes», doivent, selon Benoît XVI, «se recomposer dans un cadre plus large, pour chercher ensemble ce qui est réellement bénéfique» à l’Italie. Ces paroles interviennent dans un contexte politique très tendu dans la Péninsule, sur fond d’élections locales capitales pour la lutte de pouvoir entre majorité et opposition.

Encadré

Le chapelet

Le chapelet est une dévotion mariale popularisée par saint Bernard (1090-1153), puis par l’ordre des dominicains, et plus tard par saint Louis-Marie Grignon de Montfort (1673-1716).

Le chapelet ou Rosaire se compose de vingt dizaines d’Ave Maria (Je vous salue Marie), précédées chacune d’un Pater (Notre Père), récités en méditant successivement les vingt principaux mystères de la vie du Christ. A l’origine constitué de quinze mystères (cinq joyeux, cinq douloureux et cinq glorieux), le Rosaire en comporte vingt, depuis le 16 octobre 2002. Dans sa Lettre apostolique Rosarium virginis Mariae, Jean Paul II a institué les mystères «lumineux». Chaque jour, on médite une série de cinq mystères du chapelet. (apic/imedia/cp/ggc)

27 mai 2011 | 09:23
par webmaster@kath.ch
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