Pour plaider son authenticité

Suaire de Turin: la science s’interroge à nouveau

Par Pascal Fleury, «La Liberté»

Turin, 15 octobre 2000 Alors que les fidèles se pressent en nombre à Turin pour voir le saint suaire, exposé en principe jusqu’au 22 octobre à l’occasion du Jubilé 2000, un scientifique français vient au secours de cette relique aux origines controversées. Il soutient son authenticité grâce à une nouvelle étude comparative effectuée avec la tunique d’Argenteuil, une autre relique très vénérée par le passé. Le suaire de Turin porte des traces qui ressemblent fort à une autre relique. Ce qui plaide pour son authenticité.

La science viendrait-elle au secours de la religion? Depuis la fracassante datation du linceul au carbone 14, en octobre 1988, qui concluait à un faux moyenâgeux, les études scientifiques penchant pour son authenticité ne cessent de paraître. Découverte d’écritures antiques sur la relique (on y verrait des bribes des mots et ), similitude du textile avec des tissus de l’époque du Christ, trace de pollens typiques de la région de Jérusalem: les indices se multiplient pour relancer la polémique et entretenir l’énigme.

En mars dernier, un symposium a encore établi que le suaire portait bien la marque d’un corps humain, résultant d’une oxydation et d’une déshydratation superficielle. Le Français André Marion, ingénieur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), fait partie de ces scientifiques qui ne peuvent se contenter de la seule méthode du carbone 14 pour se faire une opinion définitive.

Selon lui, les spécialistes du radiocarbone, en proclamant l’infaillibilité de leur méthode, ont eu une attitude complètement dogmatique et antiscientifique.

15 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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