Une période de transition de 6 ans
Sud-Soudan: Confirmation de l’accord de paix
Khartoum, 10 juillet 2005 (Apic) Confirmation le 9 juillet à Khartoum de l’accord de paix. Celui-ci organise le partage du pouvoir et des ressources pétrolières ainsi qu’une période de transition.
Outre le partage du pouvoir et des ressources pétrolières, l’Accord de paix signé à Khartoum prévoit et une période de transition de 6 ans. Au terme de ce laps de temps, le Sud pourra choisir l’indépendance par le biais d’un référendum.
C’est ce qui a été confirmé le 9 juillet à Khartoum, en présence de 12 chefs d’état africains, du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, du secrétaire de la Ligue Arabe Amr Moussa. Le leader des ex-rebelles du Sud, John Garang, avait été accueilli hier de façon triomphale pour son retour dans la capitale Khartoum, après 22 ans.
La nouvelle Charte constitutionnelle prévoit notamment la liberté religieuse dans le Sud Soudan – une région à majorité animiste et chrétienne – même si la loi islamique (charia) demeure la base de la juridiction étatique. L’installation de J. Garang à la charge de vice président et le gouvernement d’unité nationale devraient représenter un chapitre décisif pour mettre un point final à l’époque de la guerre entre le gouvernement de Khartoum et le Sud du pays.
Le conflit avait été motivé par une série de facteurs, dont celui, religieux – souvent considéré comme la seule clé de lecture de la guerre la plus longue d’Afrique – n’est qu’un des éléments. En outre il existait des revendications pour le contrôle des gisements de pétrole du Sud et d’autres revendications sociales. Selon les estimations les plus diffuses, les combats Nord-Sud ont provoqué depuis 1993, également à cause de la faim et de maladies, pas moins de 2,5 millions de victimes. La région occidentale du Darfour, théâtre depuis février 2003 d’un affrontement armé et d’un grave crise humanitaire, est toutefois exclue de cet accord. (apic/misna/vb)




