L’Esprit-Saint: source de l’unité dans la diversité
Suisse: 8 novembre: Journée des peuples, dimanche des migrants 1998
Lucerne, 30 octobre 1998 (APIC) En Suisse aujourd’hui, beaucoup d’hommes, de femmes et d’enfants viennent d’autres cultures, parlent d’autres langues et ont une mentalité différente de celle des autochtones. Ils ont cependant quelque chose d’essentiel en commun avec eux: la même foi. La Journée des peuples, Dimanche des migrants, le 8 novembre, veut rappeler cette fraternité de manière particulière: l’Esprit de Dieu est une source d’unité dans un monde marqué par la diversité.
Le message des évêques suisses rappelle l’important événement que fut, il y a bientôt 2000 ans, la Pentecôte à Jérusalem. Les Apôtres s’adressent aux hommes et aux femmes rassemblés à l’occasion de la fête juive. Toutes les régions du monde connues jusque-là sont représentées. Sous l’action de l’Esprit-Saint, tous les pèlerins d’alors entendent la Bonne Nouvelle dans leur langue.
«Aujourd’hui, rappelle la Commission catholique suisse pour les migrants (SKAF), nous ne sommes pas entourés par des pèlerins mais bien par des hommes et des femmes arrivés parmi nous pour des raisons diverses». Certains parce que leurs parents ou eux-mêmes ont été appelés ici comme ouvriers migrants, d’autres sont venus de leur propre chef pour chercher du travail. Beaucoup d’entre eux sont des chrétiens baptisés.
Mais d’autres viennent de plus loin, émigrants pour des raisons politiques ou économiques. Leur présence interpelle. Ils ne doivent ni être niés, ni rejetés. Il faut tenir compte du fait que certaines personnes ont peur de ces étrangers. Une attitude défensive ne fait rien avancer, tout au contraire. Un avenir commun ne peut-être préparé qu’ensemble.
«La célébration de la Journée des peuples n’est pas un devoir pénible a accomplir; c’est au contraire une mission que les Eglises ont reçues depuis leur origine», souligne la SKAF. Toujours selon cette dernière, «la rencontre entre les migrants et les autochtones ne doit pas se limiter à un seul dimanche, car celle ci n’est qu’un début, un point de départ à d’autres rencontres pour que la solidarité entre toutes les personnes puisse croître sur le chemin vers un avenir meilleur».
«Vision nouvelle»: un cahier œcuménique
Ces dernières années, le traditionnel «Dimanche catholique des migrants» a été célébré à plusieurs endroits par des communautés protestantes. Il a lieu toujours le 2e week-end de novembre. A partir d’essais timides, suscitant un écho positif, est née pour la première fois une «Journée des peuples en collaboration œcuménique»
Sous le titre «Vision nouvelle», un cahier œcuménique spécial vient de paraître. La Commission catholique suisse pour les migrants et le Secrétariat à la migration de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse, en commun avec le Département pour les questions de migration de l’Union synodale Berne-Jura, éditent cette publication.
«Vision nouvelle» veut rendre attentif au fait que Suisses et immigrés sont touchés de la même manière par la situation sociale et économique en Suisse. Ce document veut aussi encourager à diminuer la polarisation entre les différents groupes de population en recherchant des nouvelles voies pour vivre ensemble dans la solidarité. Pour preuve: les quelques idées, comme un repas en commun à l’issue des cérémonies religieuses, qu’il donne pour célébrer la Journée des peuples. (apic/com/ab)



