Recherche d’un répondant paroissial en Allemagne

Suisse alémanique: Des paroisses catholiques plus ou moins séduisantes

Gunzgen,

(APIC) L’Office du travail du diocèse de Bâle n’a pas pu attribuer de répondant à la paroisse catholique de Gunzgen. La commune soleuroise a donc décidé de trouver un responsable pastoral par ses propres moyens, en publiant une annonce en Allemagne. Le nombre de paroisses sans «curé» dans le diocèse de Bâle oscille entre 40 et 50, à l’heure actuelle.

Plutôt insolite, l’offre d’emploi parue dans la dernière édition de «Publik-Forum, le journal allemand «des chrétiens critiques». «Notre paroisse catholique rurale et ses 800 âmes n’a ni prêtre ni responsable pastoral. Cherchons une ou un assistant pastoral à plein temps». Une démarche peu usuelle pour une paroisse qui, en principe, compte sur l’Office du personnel de son diocèse pour faire les recherches nécessaires.

«L’Office du personnel du diocèse de Bâle à Soleure est au courant depuis six mois du départ, fin juillet, de l’assistant pastoral de Gunzgen mais il n’a pas réussi à lui trouver un successeur», explique le président de la paroisse Titus Marbet. «Aujourd’hui, la cure est vide et nous avons décidé de réagir Nous avions déjà engagé l’ancien assistant pastoral de cette manière, en Allemagne, il y a dix ans.»

Il n’est pas toujours facile de combler immédiatement une vacance à la cure d’une paroisse, surtout si le délai de résiliation est court, explique Alois Reinhard, directeur de l’Office du personnel du diocèse de Bâle. Entre 40 et 50 paroisses sur les 530 que compte le diocèse sont à la recherche d’un répondant pastoral. Mais la plupart des demandes peuvent être satisfaites, même si cela peut prendre un certain temps. Alois Reinhard se refuse à parler de pénurie généralisée: «Nous avons certes de la peine à trouver des prêtres. Mais ces dernières années, le nombre des théologiens non ordonnés et rompus à la conduite d’une paroisse s’est accru». Si certaines paroisses reçoivent des candidatures en nombre, les théologiens ne sont pas tous prêts à prendre en solitaire les rennes d’une petite communauté ecclésiale.

Temps d’essai d’une année

Le président Marbet est conscient que la paroisse de Gunzgen ne figure pas en tête des priorités du diocèse et il espère bien qu’un théologien allemand se laisse séduire par la perspective de travailler en Suisse. Dans les paroisses d’outre-Rhin, la marge de manœuvre pastorale est restreinte alors qu’en Suisse, les assistants pastoraux peuvent prendre beaucoup plus de responsabilités, explique Titus Marbet.

Pour Alois Reinhard, la recherche de répondants paroissiaux par voie d’annonce n’est pas la meilleure des solutions. Les théologiens sortant d’études n’entrent pas en ligne de compte pour reprendre la responsabilité d’une paroisse, explique-t-il. Une expérience de plusieurs années est une condition sine qua non que les candidats allemands doivent également la remplir. La première année d’engagement en paroisse constitue un temps d’essai pour le théologien frais émoulu qui fera ensuite encore l’objet d’une supervision durant deux ans. Ce n’est que fort d’une réelle expérience pastorale qu’il pourra prétendre à devenir «curé» d’une communauté.

La méthode de recrutement semble efficace. La cure de Gunzgen aura bientôt à nouveau un locataire. Les premières réactions à l’annonce parue fin juillet en Allemagne ne se sont pas fait attendre. (apic/mos/job/mjp)

11 août 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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