La Suisse et le monde sous un seul toit à l’Université de Fribourg!
Suisse : Appel de la CES pour le Dimanche universitaire
Fribourg, 14 novembre 2004 (Apic) La Conférence des évêques suisses (CES) lance un appel en faveur de la traditionnelle collecte pour l’Université de Fribourg, organisée partout en Suisse, dans le cadre du « Dimanche universitaire », le 29 novembre.
« De par sa fondation comme université des catholiques de Suisse, l’Université de Fribourg a accueilli, dès ses débuts, des étudiants de tout le pays et, également, des étudiants venus du monde catholique. Malgré l’évolution du domaine de l’éducation, cette réalité est toujours actuelle : l’Université de Fribourg est une Suisse en miniature », écrit la CES, dans un communiqué.
Dans cet établissement, Suisses romands, Suisses allemands, Tessinois et Grisons s’y côtoient, apprennent à se découvrir et à se connaître. « Cette diversité culturelle constitue un enrichissement personnel et aussi un apprentissage : respecter l’autre dans son identité et sa différence, lui laisser sa place est un message laissé par le Christ ».
Pour la CES, étudiantes et étudiants ont l’occasion de le vivre au quotidien et de « se rapprocher des autres », comme le souligne une étudiante soleuroise. La dimension humaine de l’Université, conservée malgré l’augmentation massive du nombre d’étudiants (plus de 10’000 en 2003/2004), « permet de discuter et de se confronter avec d’autres personnes que ses ami(e)s ».
Pour la CES, ces valeurs ne doivent pas disparaître dans la transformation massive et rapide du paysage universitaire suisse, pas plus que ne doit disparaître ce qui a marqué l’Université de Fribourg depuis ses débuts, à savoir la « mise en valeurs » de la science. « Pour maintenir les acquis, l’Université de Fribourg a besoin de signaux extérieurs l’encourageant à poursuivre dans cette voie. Parmi eux, il y a la collecte annuelle du premier dimanche de l’Avent, faite dans toutes les paroisses de Suisse et du Liechtenstein. Une fois de plus, nous prions les catholiques des deux pays d’être généreux, afin que l’Université de Fribourg puisse continuer, voire développer la tâche qui est la sienne. Nous remercions cordialement tous les donateurs pour le soutien accordé depuis des décennies ». Apic
Encadré :
544’635 francs distribués de la collecte 2003
Selon l’Université, l’attribution de la quête 2003 a été favorable à plusieurs projets et colloques: programme interdisciplinaire d’études catholique : 100’000.francs ; Institut d’éthique et des droits de l’homme :15’000 francs ; Fédération Internationale des Universités catholiques : 10’000 francs ; Séjours de recherche à des professeurs de l’Europe de l’Est : 10’000 francs ; divers et réserves : 10’000 francs ; part aux salaires pour l’aumônerie catholique : 38’000 francs ; part à la théologie pastorale : 40’000 francs ; accompagnement des étudiants en théologie : 20’000 francs ; publications scientifiques : 123’000 francs ; bourses à des étudiants du Tiers Monde et de l’Europe de l’Est : 60’600 francs ; Fondation Pro Universitate Friburgensi : 68’035 francs ; publicité pour l’Université et pour la collecte :50’000 francs. Cela pour un total de 544’635 francs.
Pérou : Une multinationale américaine contrainte d’abandonner ses projets miniers
La protestation populaire l’emporte
Lima, 14 novembre 2004 (Apic) La compagnie minière américaine « Newmont » abandonnera l’exploration du gisement d’or sur le « Cerro Quilish », une vaste zone de collines dans le département péruvien septentrional de Cajamarca. Un abandon qui fait suite à de dures protestations populaires ayant duré deux semaines en septembre dernier.
Pour expliquer sa décision, la multinationale siégeant à Denver- qui a récemment été contestée aussi en Indonésie, où quelques résidents non loin d’une minière l’ont accusée de polluer avec du mercure – a publié des annonces publicitaires à pleine page sur les majeurs quotidiens péruviens. La multinationale dit « ne pas comprendre à fond les préoccupations de la communauté locale »
En septembre dernier le ministre de l’Energie et des Minières avait déjà révoqué le permis qui consentait à l’entreprise Yanacocha, filiale de la Newmont, l’exploration du gisement, qui devrait contenir plus de 104 tonnes d’or. Les résidents locaux se sont toujours opposés aux travaux car ils considèrent que Quilish est un lieu sacré, mais aussi par crainte que l’extraction puisse contaminer les nappes phréatiques, y compris celles pour l’irrigation des terrains. (apic/misna/pr)




