La Déclaration de Berne intervient sur les médicaments anti-sida
Suisse: assemblée générale de Roche
Bâle, 28 février 2005 (Apic) La Déclaration de Berne a interpellé la direction de Roche en Assemblée générale sur sa politique en matière d’accès aux médicaments anti sida dans les pays en développement.
Selon un communiqué de la Déclaration de Berne (DB), cette dernière est intervenue lors de l’assemblée générale de Roche à Bâle pour soulever diverses questions dans la politique de prix et de brevet des médicaments anti-sida de la multinationale. En effet, deux antirétrovéraux essentiels de Roche (Viracept®/nelfinavir et Invirase®/saquinavir) sont recommandés par l’OMS, principalement dans les traitements de 2ème ligne du VIH/sida. La chute spectaculaire des prix des médicaments de première ligne a rendu envisageable le traitement du sida dans de nombreux pays pauvres. Par contre, le prix des médicaments de 2ème ligne demeure élevé.
Or, l’un des deux antirétroviraux essentiels (Viracept®/nelfinavir) n’est toujours pas inclus dans la politique de Roche en en Afrique subsaharienn, et dans les pays les moins avancés, alors même que Roche a le monopole sur sa production et sa commercialisation dans tous les pays en développement. La DB avait déjà soulevé ce problème lors de la précédente assemblée générale. Roche maintient également un prix élevé pour ces deux antirétroviraux dans les pays en développement (de 1200.– à 2700.– francs suisses par patient par an).
Chaque jour 8’500 personnes meurent du sida dans le monde. 40 millions de personnes sont porteuses du virus HIV. 6 millions de personnes ont besoin d’un traitement rapidement dans les pays en développement, mais seulement 700’000 sont traitées aujourd’hui. La Déclaration de Berne est une association suisse engagée pour des relations Nord-Sud plus équitables. Elle est financièrement et politiquement indépendante (apic/com/vb)



