La RKZ a défini ses grandes options pour l’avenir
Suisse: Assemblée plénière de la Conférence centrale à Soleure
Soleure, 20 juin 2007 (Apic) Invitée par le Synode catholique romain du canton de Soleure, la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (Conférence centrale) a tenu son assemblée plénière les 15 et 16 juin 2007 à Soleure. La rencontre a été dirigée par sa présidente, Gabriele Manetsch (BS). Figuraient à l’ordre du jour, au-delà des objets traditionnels, plusieurs décisions importantes pour l’avenir, comme la révision des statuts de la Conférence centrale; le renforcement du secrétariat général et des questions d’argent, liée à divers financements.
Révision des statuts de la Conférence centrale
Les délégués des organisations ecclésiastiques cantonales et des diocèses membres de la Conférence centrale ont décidé à l’unanimité de recommander l’acceptation des statuts révisés aux organisations qu’ils représentent. Les principales modifications apportées aux dispositions en vigueur depuis 1990 portent sur la formulation plus précise du but et des tâches de la Conférence centrale ainsi que sur la création de trois commissions permanentes. La première sera appelée à traiter de questions financières, la seconde de sujets afférents au droit public ecclésiastique et au droit étatique régissant la religion, et la troisième de la communication et des relations publiques de la Conférence centrale.
Sont également mentionnés expressément au nombre des tâches de la Conférence centrale la promotion des échanges et de la collaboration entre ses membres, la création de conditions favorables à l’accomplissement des tâches pastorales à l’échelon des régions linguistiques et au niveau national par le biais d’un financement assuré sur une base solidaire, le dialogue avec la Conférence des évêques et la représentation des intérêts communs de ses membres face aux autorités étatiques ainsi qu’au sein de la société et de l’opinion.
L’introduction d’un article particulier régissant la question des finances de la Conférence centrale tient compte du souhait que les contributions dont le versement est recommandé revêtent un caractère plus contraignant. «Toutes ces tâches doivent être assumées dans le respect des compétences des organes ecclésiaux et de l’autonomie des membres», indique un communiqué de la Conférence centrale.
La décision a été précédée d’une vaste consultation à laquelle la Conférence des évêques suisses a participé. Ses propositions de modifications ont été largement prises en considération. Quant à l’entrée en vigueur des statuts révisés, prévue en principe au 1er janvier 2008, elle ne pourra intervenir que si deux tiers des membres de la Conférence centrale approuvent formellement la révision. Cette procédure d’adoption sera lancée dans l’immédiat.
Léger renforcement du secrétariat général
La présidence de la Conférence centrale a donné son accord à un léger renforcement du secrétariat général qui interviendra au printemps 2008. Le pourcentage de postes attribué passera de 200% à ce jour à 260-280%. Un/e assistant/te du secrétaire général prendra en charge une partie des tâches de ce dernier dans le domaine de la préparation des dossiers. De la sorte, le secrétariat général disposera de plus de capacités pour la fourniture de services, et une plus large place pourra être accordée à l’information et à la communication. En outre, cette mesure tient compte du fait que le petit secrétariat actuel est aujourd’hui déjà très fortement sollicité en raison des tâches nombreuses qui lui incombent et qui n’ont cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années.
Convention avec la Conférence des évêques suisses pour le financement de migratio
A l’instar de la Conférence des évêques suisses, la Conférence centrale a approuvé la conclusion d’un accord au sujet du financement de migratio. Les éléments essentiels de la convention sont d’une part le financement des tâches accomplies à l’échelon suisse dans le domaine de la pastorale des migrants à travers d’un budget global dont le financement sera coordonné par la Conférence centrale. D’autre part, une Commission de planification et de financement formée de représentants des autorités ecclésiales et des organismes de droit public ecclésiastique sera créée avec pour mission de préparer les décisions nécessaires. L’institution de la nouvelle commission est une condition indispensable à la mise au point de solutions concertées qui tiennent compte aussi bien des priorités pastorales que des moyens financiers à disposition.
A propos de la mise en oeuvre du nouveau modèle d’organisation et de financement au 1er janvier 2008, il a été souligné lors d’une discussion nourrie que la coordination des décisions pastorales et financières devra être garantie le plus rapidement possible. Il importera en particulier que les compétences en matière financière de la Conférence centrale soient pleinement respectées et qu’il soit tenu compte aussi des moyens à disposition des organisations ecclésiastiques cantonales.
Contributions dues à la Conférence centrale pour 2008
Sur la base d’un budget provisoire, la Conférence centrale a décidé de recommander à ses membres une augmentation de 320’000 francs des contributions dues. Ce relèvement servira uniquement au financement désormais centralisé des redevances de droits d’auteur pour la musique jouée dans le cadre des églises et qui était jusqu’ici à charge des cantons. Quant au léger renforcement du secrétariat général et à l’augmentation du crédit affecté au cofinancement de 100’000 francs (+1,5%), ils pourront être financés sans augmentation des contributions. Un financement rendu possible, d’une part, grâce à la solidarité plus forte en matière financière manifestée par certains membres et, d’autre part, par le règlement dans de bonnes conditions des opérations financières imposées par l’introduction de la nouvelle clé de répartition.
Tâches, organisation et mode de travail des ordinariats épiscopaux
Dans le cadre de la partie thématique de l’assemblée plénière, le doyen du chapitre cathédral et official du diocèse de Bâle Peter Schmid ainsi que le directeur administratif du diocèse de Sion, Stéphane Vergère, se sont exprimés au sujet des tâches canoniques et des structures de leurs ordinariats respectifs. Leurs exposés ont permis de faire des comparaisons intéressantes dans la mesure où le premier orateur présentait le diocèse le plus étendu de Suisse et le second le plus petit. Dans ses remarques finales, Peter Schmid a souligné que si les structures de l’ordinariat du diocèse de Bâle sont aussi légères – 33 personnes seulement sont au service de quelque 1,1 million de catholiques – cette performance est rendue possible par le fait que de nombreuses tâches administratives sont assumées par les communes ecclésiastiques. «Ce système, assure le communiqué, offre l’avantage que de nombreuses décisions peuvent être prises sur place mais a aussi ses faiblesses dans le sens où les possibilités de pilotage et de coordination à l’échelon du diocèse sont relativement étroites».
Remerciements du président de la Conférence des évêques suisses
L’assemblée plénière s’est achevée par une brève allocution de l’évêque du lieu et président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Kurt Koch. Ce dernier a remercé la Conférence centrale et les personnes qui s’y engagent au service de l’Eglise. «Lorsque du côté de la Conférence des évêques des remarques critiques sont formulées, celles-ci sont dirigées non pas contre des personnes mais contre un système qui a son centre de gravité à l’échelon des paroisses/communes ecclésiastiques. Un système répondant essentiellement au principe de la subsidiarité mais dans lequel l’élément solidarité est faible. Au regard des tâches croissantes de l’Eglise à l’échelon supra-paroissial, diocésain et suisse, c’est un défi important tant pour la Conférence des évêques que pour la Conférence centrale que de susciter une prise de conscience à cet égard et de trouver des solutions». Mgr Kurt Koch dit avoir été réjoui à la constatation de l’existence d’un large consensus en la matière lors d’une récente discussion entre des représentants des présidences respectives de la CES et de la Conférence centrale. (apic/com/pr)



