Sécurité – Amnesty dit non à une police privée dans les transports

Suisse : Au parlement, réforme des chemins de fer

Berne, 6 mars 2008 (Apic) Les 10 et 11 mars, Lundi Conseil national se prononcera sur la sécurité des entreprises de transport, dans le cadre de la réforme des chemins de fer. Le projet de loi soumis par le Conseil fédéral rencontre l’opposition d’Amnesty International Section suisse.

Actuellement, seules les forces de police sont habilitées à assumer la sécurité dans les transports, et elles ne sont pas armées. La Commission des transports et télécommunications du Conseil national s’est prononcée majoritairement en faveur d’un changement. Elle propose de déléguer des tâches de sécurité à des entreprises privées et d’autoriser l’usage d’armes à feu.

Amnesty International section Suisse a envoyé une lettre aux Conseillers nationaux sur la réforme des chemins de fer en cours. Pour, l’ONG, l’une des dispositions qui autorise la délégation des tâches de sécurité à des entreprises privées est fortement critiquée. Le recours à des agents de sécurité privés ne leur permet pas, en effet, de « garantir l’accomplissement de leurs tâches dans le strict respect des droits humains ».

Craintes

Il est à craindre notamment que certaines personnes, engagées par des entreprises privées, aient vu précédemment leur candidature rejetée par les corps de police cantonaux ou municipaux. Cette crainte est partagée par la Fédération suisse des fonctionnaires de police. Amnesty, s’adressant aux parlementaires du national leur «recommande de soutenir la proposition de la minorité et de refuser ainsi la délégation des tâches de sécurité à des entreprises de sécurité privées ».

En outre, quant au volet de la loi concernant à l’usage d’armes à feu dans le cadre de la sécurité des entreprises de transport, que l’exécutif fédéral propose d’exclure, l’ONG approuve ce refus et invite les parlementaires à en faire autant. (apic/com/vb)

6 mars 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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