Suisse: bonne progression pour les cafés «Max Havelaar» (090594)
Déjà 3,3% de la consommation totale en Suisse
Berne, 9mai(APIC) Le succès des cafés et produits «Max Havelaar» s’est
confirmé en Suisse en 1993. Avec 1’327 tonnes de café torréfié, «Max Havelaar» fournit 3,3% de la consommation totale de café en Suisse. Présentant
à Berne le premier bilan annuel de la Fondation Max Havelaar, Max Buser son
recteur, s’est félicité de se résultat qui a permis de fournir un gain
supplémentaire de 3,1 millions de francs à des paysans de treize pays du
tiers monde. En 1993, le label «Max Havelaar» a été étendu à du miel en
provenance de quatre pays d’Amérique latine. Ces produits ont rapidement
conquis 7 à 8% du marché.
Le principal objectif de la Fondation «Max Havelaar» n’est pas de faire
la charité, mais d’offrir des conditions commerciales équitables permettant
d’assurer une existence convenable aux producteurs. Pour en témoigner, La
Fondation avait invité à Berne Felix Marin Ludena, membre de la coopérative
«La Florida», du Pérou. Pour beaucoup de paysans, le commerce alternatif
offre une solution pour résoudre leurs problèmes et éviter la tentation de
se lancer dans la culture de la drogue. Les gains supplémentaires réalisés
sont investis dans la santé, la formation, la diversification agricole et
l’aide sociale. Le prépaiement des récoltes par la Fondation offre des
moyens financiers que refusent la plupart du temps les banques, a souligné
le producteur péruvien.
Pour Max Havelaar, un des objectifs est également de parvenir à occuper
des marchés institutionnels comme les hôpitaux, les homes, les restaurants
d’entreprises, les cantines des grandes écoles etc. Hannelore Leipert a illustré le cas de la clinique psychiatrique de Liestal (BL). Le résultat est
très satisfaisant. Les coûts suplémentaires (1,5 à 3 centimes par tasse de
café) ont été assumé en partie par les employés et en partie par une politique d’achats plus stricte. Chez Ciba Geigy, l’initiative est venue de
l’Association des collaborateurs. Au Collège de Saussure, à Genève, un petit groupe d’éleves a lancé une campagne pour introduire le café «Max Havelaar» dans la cafétéria de l’établissement. Avec succès puisqu’aujourd’hui
70% des étudiants consomment «Max Havelaar». Les jeunes ont consigné leur
expérience dans un rapport de 32 pages qu’ils mettent à disposition d’autres écoles susceptibles de leur emboîter le pas. D’autres établissements
genevois ont déjà suivi.
Le compte d’exploitation de la Fondation, qui bénéficie du soutien de
l’Office fédéral des Affaires économiques extérieurs (OFAEE), a laissé en
1993 un léger excédent de 65’000 francs, pour un montant total de 1’180’000
francs de dépenses. 321’000 francs ont été placés en provision pour les
prêts des fondateurs. Le gros des dépenses (44%) a été investi dans la publicité et l’information. Ce qui a permis d’atteindre un taux de 36% de
notoriété à l’échelon national. Pour l’avenir, la Fondation «Max Havelaar»
espère un taux de progression de 5% par an. (apic/mp)




