Lucerne,
Suisse. Caritas demande la libération rapide d’un réfugié turc détenu en Slovénie
(APIC) Le turco-suisse Naci Öztürk, arrêté le 17 juillet 2000 entre la Slovénie et la Croatie sur la base d’un mandat international d’Interpol, se trouve toujours en prison à Koper, en Slovénie. Lors d’une conférence de presse organisée jeudi à Lucerne par Caritas, l’avocat zürichois du détenu a accusé l’Etat slovène de contrevenir à la Convention européenne des droits de l’homme.
«L’Etat a un devoir d’information et de protection, spécialement envers les personnes à qui il a octroyé l’asile», a expliqué le directeur de Caritas, Jürg Krümmenacher aux journalistes Il demande à la conseillère fédérale Ruth Metzler d’intervenir pour la libération rapide de Naci Öztürk et pour que la demande d’extradition de la Turquie soit rejetée.
Naci Öztürk ignorait qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international et c’est en se rendant à l’étranger qu’il a été arrêté. «La situation dramatique actuelle aurait pu être évitée: M. Öztürk risque la peine de mort en Turquie», souligne Jürg Krummenacher, directeur de Caritas Suisse. Selon lui, l’Office fédéral de la police aurait dû également intervenir auprès d’Interpol, institution que la Turquie utilise contre ses propres ressortissants.
Les autorités turques accusent Naci Öztürk d’avoir participé à deux meurtres politiques et à l’attaque à main armée d’un poste de police. L’avocat de Naci Öztürk, Marcel Bosonnet, et Caritas sont convaincus que ces poursuites ont été engagées dans l’unique but de sanctionner les activités politiques de Naci Oztürk et non pas en raison de délits qu’il aurait commis.
Les autorités suisses ont octroyé en 1984 le statut de réfugié à Naci Öztürk sur la base de l’acte d’accusation porté contre lui, explique Caritas. Naci Öztürk a obtenu la nationalité suisse en juin dernier. (apic/com/mjp)




