Suisse: Caritas dit «oui» au congé maternité et «oui» à la naturalisation facilitée
Lucerne, 18 août 2004 (Apic) Caritas Suisse préconise le «oui» au congé maternité et le «oui» à la naturalisation facilitée, lors du scrutin qui sera soumis au peuple le 26 septembre prochain.
Caritas soutient le congé maternité, un élément, dit-il dans un communiqué, indispensable de toute politique familiale. L’oeuvre caritative catholique considère également que la naturalisation facilitée constitue une étape importante dans l’amélioration de la politique d’intégration en Suisse.
Caritas souligne dans sa prise de position qu’un mandat constitutionnel existe depuis 60 ans afin de réaliser une assurance maternité. «Il est aujourd’hui plus que temps que ce mandat soit honoré et suivi d’effets concrets».
Les deux objets soumis à la votation sont soutenus de manière large. Ils sont favorables aux enfants et aux familles et supportables financièrement pour l’économie, relève Caritas, pour qui «il ne sera pas nécessaire de recourir à un nouvel impôt». Les solutions présentées sont peu coûteuses et juste, estime l’oeuvre. En relevant que les mères exerçant une profession seraient ainsi toutes placées sur un pied d’égalité.
Caritas soutient également les deux objets concernant la naturalisation facilitée des seconde et troisième générations d’étrangers. Un quart de la population étrangère résidante est né en Suisse et a suivi ses écoles en Suisse. «Pour ces personnes, la Suisse est devenue non seulement un lieu de résidence et de travail, mais aussi leur véritable patrie. En ce moment, ces personnes sont des autochtones sans droits politiques».
Pour autant qu’ils maîtrisent une des langues du pays, ces étrangers de la seconde génération doivent pouvoir bénéficier d’une naturalisation facilitée, souligne Caritas. Selon qui les enfants nés en Suisse, de parents qui ont grandi en Suisse, doivent – en tant que troisième génération – recevoir la nationalité à leur naissance.
Caritas se dit persuadée que l’acceptation des deux objets de politique des étrangers permettraient de faire un pas important vers l’amélioration de notre politique d’intégration. (apic/com/pr)



