Une première suisse

Suisse: Certificat ISO 9001 pour l’école ménagère du Couvent de Fahr

Fahr 31 juillet 2000 (APIC) L’école ménagère rurale du Couvent argovien de Fahr, près de Zurich, a reçu officiellement le Certificat ISO 9001. Selon Sœur Irene Gassmann, la directrice, c’est la première école ménagère en Suisse alémanique ainsi distinguée.

«La certification assure que l’école du couvent est sur la bonne voie», estime Sœur Gassmann et c’est l’occasion pour les sœurs de Fahr de donner en exemple la vie communautaire, «une forme de vie qui a fait ses preuves depuis des siècles». (aspic/com/be)

Pologne: Un participant polonais commente l’échec des entretiens de Baltimore

«Le triomphe des vues officielles»

Varsovie,

(APIC) Les vues officielles ont triomphé lors la réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre les Eglises catholique et orthodoxe, tenue aux Etats-Unis, à Baltimore, du 9 au 19 juillet. Pour le professeur Waclaw Hryniewicz, directeur de l’Institut œcuménique de l’Université catholique de Lublin en Pologne, les responsables des Eglises catholique et orthodoxe semblent encore réticentes à reconnaître leurs organisations comme des «Eglises sœurs».

L’avenir du dialogue œcuménique dépend de l’amélioration des relations au niveau local, en particulier en Europe orientale. Le professeur Hryniewicz a exprimé sa déception à l’agence œcuménique ENI. «Deux partenaires de bonne foi devraient parvenir à un compromis. En raison du climat polémique, les deux communautés n’ont pas pu aboutir à une déclaration commune.»

Le professeur Hryniewiscz a expliqué que l’atmosphère tendue des entretiens de Baltimore par la complexité des problèmes et certaines animosités personnelles. La discussion a été conduite sans méthode et n’a pas porté les fruits escomptés, selon le professeur Hryniewicz. On a même vu le co-président catholique romain, le cardinal Edward Cassidy, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, quitter soudainement la séance.

Un terme mal pesé

Selon le professeur à Lublin, les négociateurs catholiques romains voulaient retenir le terme «Eglises sœurs» pour décrire la relation entre les Eglises catholique romaine et orthodoxe. Un terme «insuffisamment pesé» par la plupart des Eglises orthodoxes qui craignent que les catholiques ne l’exploite pour passer sur les divergences doctrinales et prétendre que la communion parfaite est atteinte. Certains catholiques pensent aussi que l’expression est impropre s’agissant des relations entre les deux Eglises en général.

La première session plénière de la Commission depuis sept ans s’est en outre focalisée sur les «implications ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme». L’Eglise orthodoxe désigne les Eglises catholiques orientales ou grecques-catholiques en employant le terme «uniates», appellation que ces mêmes Eglises rejettent.

L’épine de l’uniatisme

Lors d’une conférence de presse tenue le 19 juillet, le cardinal Cassidy a déclaré que la question de l’uniatisme était au centre du dialogue catholique-orthodoxe, mais qu’elle était trop complexe pour que l’on se contente d’une «solution facile». L’uniatisme continue de provoquer «de profondes divisions» parmi les Eglises orthodoxes et certains représentants ont eu de la peine «à tolérer» la présence d’un évêque grec-catholique de Roumanie aux débats, ajoute le professeur Hryniewicz. Il a déclaré que les représentants officiels de l’Eglise catholique avaient souvent rejeté des points d’accord que les théologiens catholiques romains considèrent comme acceptables.

Pour un délégué orthodoxe polonais, l’archevêque Jeremiasz de Wroclaw-Szczecin, les entretiens «ont connu une phase très difficile, dans laquelle les vues officielles semblent avoir triomphé’», a-t-il dit à l’agence ENI. Des facteurs extérieurs à l’Eglise auraient également exercé une grande influence, selon l’archevêque qui demeure confiant dans la poursuite du dialogue, «moyennant une volontéé suffisante, une liberté théologique plus grande et l’amélioration des procédures de dialogue». (apic/eni/mjp)

1 août 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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