L’ambassade de Chine n’en a pas voulu
Suisse: Couac pour la pétition « Pékin 2008 : un podium pour les droits humains »
Berne, 2 juin 2008 (Apic) L’ambassade de Chine a refusé de recevoir les pétitions signées par 25’176 personnes en Suisse. Une vingtaine de parlementaires fédéraux prendront le relais pour faire pression: ils enverront dès mardi les 20 cartons refusés par l’ambassade, accompagnés d’une lettre personnelle au Premier ministre chinois Wen Jiabao, indique Amnesty International.
Le 29 avril dernier, Amnesty International a voulu remettre la pétition « Pékin 2008 : un podium pour les droits humains » à l’ambassade de Chine à Berne. Bien que la remise ait été annoncée à l’avance, les portes de l’ambassade sont restées fermées. La police cantonale, présente sur place, a proposé à Amnesty International de remettre à l’ambassade les cartons contenant les 25’176 signatures par le biais du Service fédéral de sécurité. Il y a quelques jours, Amnesty International a reçu les paquets non ouverts en retour : refusés. L’ambassade chinoise a même suggéré au Service fédéral de sécurité de détruire les pétitions.
Une vingtaine de parlementaires du PDC, PRD, PS et des Verts se sont déclarés d’accord d’envoyer les cartons, accompagnés d’une lettre personnelle, directement au Premier ministre chinois Wen Jiabao. Les membres du Conseil national et du Conseil des Etats recevront mardi les paquets d’Amnesty International devant le Palais fédéral.
AI se dit très déçus de ce refus de dialogue. Par cette pétition, l’organisation entendait rappeler aux autorités chinoises que la Chine a promis, lors de l’attribution des Jeux olympiques, d’améliorer les droits humains.
Lors d’une action symbolique, les parlementaires recevront mardi 3 juin à 7h45 les paquets d’Amnesty International, devant le Palais fédéral.
Algérie: Le Haut Conseil islamique affirme ne pas être «hostile» aux chrétiens
Mais dénonce une «évangélisation clandestine»
Alger, 2 juin 2008 (Apic) Le président du Haut Conseil islamique Cheikh Bouamrane a dénoncé des activités évangéliques clandestines contre l’islam et réaffirmé que l’Algérie n’était «pas hostile» aux chrétiens, dans un entretien publié lundi par le quotidien arabophone al Khabar, cité par l’Agence France presse. Une intervention qui intervient alors que les protestants de France s’insurgent à nouveau contre le dénigrement de chrétiens en Algérie.
Islamologue et ancien doyen de la faculté d’Alger, Cheikh Bouamrane a rappelé que la loi controversée de février 2006 réglementant le culte des non-musulmans «stipule que la liberté de conscience est garantie, y compris pour la minorité chrétienne».
Selon lui, le mouvement d’évangélisation porte atteinte à l’islam, ce qui est inacceptable parce que l’islam est la religion d’Etat. Et de relever que ce que la loi demande aux chrétiens comme aux musulmans «est d’exercer leur culte d’une façon transparente, dans des lieux prévus à cet effet et d’appartenir à un association religieuse agréée».
Le président du Haut Conseil islamique a accusé certains responsable de l’Eglise réformée évangélique de pousser à la dissidence religieuse au sein des enfants du même peuple. «Leur objectif politique lointain est de forger une minorité alliée avec certaines institutions étrangères. C’est une forme de néo-colonialisme qui se drape de la liberté de conscience».
L’intervention du président du Haut Conseil islamique, Cheikh Bouamrane, intervient alors que la Fédération protestante de France dénonce une nouvelle fois «le dénigrement de chrétiens, accusés sans fondement de vouloir favoriser l’ingérence étrangère dans leur pays». La Fédération protestante de France s’interroge également sur les mobiles réels qui incitent des représentants des pouvoirs publics à discréditer ainsi leurs propres concitoyens. (apic/ag/com/pr)




