Les multiples facettes de la solidarité

Suisse: Début de la Campagne de Noël de l’Armée du Salut

Berne, 2 décembre 2008 (Apic) L’Armée du Salut, en Suisse, lance sa traditionnelle Campagne de Noël. Cette année encore, les célèbres marmites seront utilisées dans près de 40 localités en Suisse alémanique et en Suisse romande.

Introduite pour la première fois en 1891 à San Francisco, cette méthode de collecte est devenue la marque de l’Armée du Salut dans le monde entier. Le système est resté le même : le produit de la collecte sert à financer les offres sociales locales et à organiser dans les grandes villes des fêtes de Noël pour les personnes nécessiteuses.

A certains endroits, des personnalités de la politique et de la gastronomie, comme Rolf Hiltl à Zurich ou le célèbre Restaurant «Les Trois Rois» à Bâle, prendront part à l’ouverture de la collecte des marmites. Des sachets de soupe seront à nouveau distribués en guise de remerciement.

Près de 800’000 ménages recevront un courrier de l’Armée du Salut en décembre. Celle-ci y va également d’un spot télévisé, qui mise sur l’humour et reprend l’idée principale de la campagne: «Pas de baguette magique, mais des mains, de l’amour et de la bonne volonté !» Le spot sera diffusé du 1er au 28 décembre sur les chaînes suisses SF1, SF2 et TSR1, ainsi que sur le site Internet de l’Armée du Salut.

En Suisse aussi, la pauvreté est un sujet d’actualité. C’est la dure réalité que rencontrent quotidiennement les collaborateurs de la bonne centaine de lieux d’accueil de l’Armée du Salut, qui garantissent une aide aux personnes en détresse. Une personne en âge de travailler sur 11 est touchée par la pauvreté, et une personne active sur 25 est un «working poor». Celui qui gagne moins de 2450 francs nets par mois est considéré comme pauvre. Une famille avec deux enfants est pauvre lorsqu’elle doit se contenter de 4550 francs par mois. Selon l’Armée du Salut, être pauvre en Suisse ne signifie pas avoir faim mais ne plus pouvoir prendre part, même modestement, à la vie sociale. «Plus de 200’000 personnes vivaient de l’aide sociale en Suisse en 2004. Les spécialistes supposent toutefois que plus du double y renonceraient par honte alors qu’elles y auraient droit». (apic/com/pr)

2 décembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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