Appel au respect du droit en vigueur et au dialogue
Suisse : Déclaration commune des évêques et la RKZ sur les structures de l’Eglise
Fribourg / Zürich, 27 février 2008 (Apic) La Conférence des évêques suisses (CES) et la Conférence centrale catholique-romaine de Suisse (RKZ) ont diffusé le 27 février une déclaration commune sur les relations entre les autorités ecclésiales et les instances ecclésiastiques de droit civil. Elles appellent « au respect du droit en vigueur et à la volonté de dialogue en cas de difficultés ».
Sans la nommer, l’affaire du licenciement contesté de l’Abbé Sabo, entre autres, a visiblement incité les évêques suisses et les instances ecclésiastiques nationales a se positionner face aux rapports Eglise-Etat et aux relations entre les autorités ecclésiales et les instances ecclésiastiques de droit civil.
Dans leur déclaration commune, la RKZ et la CES ne prennent pas une position tranchée sur ces questions. Davantage, elles ouvrent la discussion et expriment leur « disponibilité à collaborer et à chercher des solutions communes ».
Le message, signé par Mgr Kurt Koch, président de la CES, et Georg Fellmann, président de la CES, souligne que « les conflits engendrés par des abus de compétence nuisent à la collaboration au sein de l’Eglise et à la crédibilité de cette dernière ». Tout en demandant le respect du droit en vigueur, les deux instances misent sur « la volonté de dialogue en cas de difficultés ». Elles appellent également à une amélioration de la connaissance des structures de l’Eglise catholique en Suisse, tout en admettant que celles-ci sont « complexes et difficiles à saisir ». « Toutefois, tant les membres des organes de droit public ecclésiastique et des conseils ecclésiaux que les collaborateurs pastoraux doivent les connaître si l’on veut établir une collaboration fructueuse », estiment la CES et la RKZ.
Pour une meilleure représentation des femmes
Les évêques suisses et la Conférence centrale catholique-romaine constatent ensuite que dans l’Eglise, « les femmes sont sous-représentées dans les conseils et les commissions à tous les niveaux », même si certaines occupent aujourd’hui déjà des postes à responsabilités. « Dans les limites de leurs compétences respectives », ils s’engagent à « veiller à ce que les femmes soient représentées de manière équilibrée au sein des organes de direction et de conseil ainsi que dans les groupes d’experts ».
Enfin, la CES et la RKZ soulignent que « les mutations sociales, les nouveaux modes de vie et l’adaptation des structures pastorales exigent une présence renforcée de l’Eglise et des moyens financiers supplémentaires au niveau supra-paroissial et diocésain, ainsi qu’à l’échelon des régions linguistiques et de la Suisse ». Elles appellent donc les catholiques suisses à « une collaboration et à une solidarité développées ». (apic/com/bb)




