La politique comme projet commun à toutes les générations
Suisse: Echange d’opinions entre politiciens et jeunes
Martigny, 27 août 2007 (Apic) Jeunes, politiciennes et politiciens, considèrent la politique comme un projet commun aux diverses générations. C’est ce qui est apparu lors de la table ronde des 25 et 26 août à Martigny, sur le thème «L’avenir de la politique: construire des ponts entre les points de vue?». Organisé par un comité de jeunes, l’échange était soutenu par «Forum politique et fraternité», une initiative du mouvement des Focolari.
Des jeunes désireux d’une politique qui réalise la paix et la justice d’un côté, des politiciennes et politiciens qui font part de leur expérience et décrivent ce qui est aujourd’hui possible, de l’autre, ont considéré que la politique était un projet commun. C’est la conclusion du forum de «Politics-Party.ch» qui s’est tenu à Martigny les 25 et 26 août. Cela est possible, selon Laurent Mösching, étudiant et président du comité de préparation de ce forum, si on «laisse à la maison ses préjugés et ses convictions politiques, et qu’on apprend à nouveau à respecter le prochain.»
Le pilier le plus faible est décisif
La présidente du Forum international «Politique et fraternité», l’Italienne Lucia Fronza Crepaz, a présenté dans la conférence d’ouverture la fraternité universelle comme «catégorie inspiratrice pour la politique». Elle peut, selon elle, contribuer à la participation de tous, dans les exigences sans cesse croissantes de la société multiculturelle. En particulier, il ne faut pas, dans ce contexte, oublier les pauvres. L’ancienne députée du parlement italien a donné tout son sens au thème du congrès par cette affirmation: «Pour la sécurité d’un pont, ce n’est pas la résistance des piliers les plus forts qui fait autorité, mais celle des plus petits.» Les membres les plus faibles de la société doivent être, à son avis, avantagés. «Et surtout pas par piété», «mais parce que les pauvres ne peuvent pas du tout se faire écouter au sein de la démocratie», a-t-elle déclaré.
Main dans la main en Israël
Sonia Chason et Nebal Bakoey, venus d’Israël, ont décrit leur travail à Jérusalem, avec le projet «Main dans la main». L’école qu’ils représentent reconnaît l’équivalence des cultures arabes et juives. Dans chaque classe, une personne d’origine juive et une autre d’appartenance arabe enseignent toujours simultanément. Ces personnes planifient aussi en commun le programme d’étude. Pour Nebal Bokaey, «l’attention est la base de tous nos dialogues. Cela ne signifie pas que nous devons être d’accord en tout, mais que nous devons avoir égard à ce que nous découvrons ensemble.»
C’est Chiara Lubich, fondatrice et présidente des Focolari, qui est à l’origine du forum «Politique et fraternité». Ce dernier est ouvert aux politiciens engagés et personnes intéressées de tous les partis; il doit offrir un espace d’échange d’expériences, par-delà les partis et autres frontières, et suggère des solutions appropriées à toute la société et tout particulièrement à ses membres les plus faibles. (apic/com/gs/js)



