Bientôt un quota de femmes dans les Eglises bernoises?
Suisse: Eglise et égalité des sexes (281093)
Berne, 28octobre(APIC) La question d’un quota de femmes doit être pour le
moins discutée dans l’Eglise réformée bernoise, soutient la conseillère
synodale Edith Riesen. Dans un bilan dressé au sujet de la décennie menée
depuis Pâques 1988 par le Conseil oecuménique des Eglises, Edith Riesen relève que l’égalité des sexes aurait dû être réalisée sans l’introduction
d’un quota de femmes. «Le bilan de la première moitié de la décennie démontre qu’un système de quota pourrait se révéler nécessaire». «Dans notre
Eglise, ce système entrerait en ligne de compte au niveau du législatif,
soit du Synode, et de l’exécutif, soit du Conseil synodal».
Au cours des dernières années, dans les Eglises réformées évangéliques
Berne-Jura, on s’est efforcé de faire des progrès en vue de l’égalité des
sexes. Ainsi, chaque année, 10’000 francs sont mis à la disposition de la
Commission de la condition féminine pour des projets spécifiquement féminins. A la Faculté de théologie protestante de l’Université de Berne, une
bourse pour l’obtention d’un doctorat est réservée aux femmes. En outre,
des mesures ont été prises pour que les femmes soient plus nombreuses à accepter un poste d’assistante.
Pour Edith Riesen, ces innovations sont loin de suffire. «Dans la circonscription de notre Eglise également, il reste beaucoup plus à faire.
Mais actuellement, nous n’en avons ni le temps, ni la force. C’est pourquoi
je me suis demandée si nous devions instaurer, dans l’Eglise nationale, un
Office de la condition féminine». Ses représentantes pourraient travailler
entre autres dans les paroisses. Car s’il est vrai que les femmes sont
mieux représentées dans les organes paroissiaux, bien souvent on n’y tient
pas compte de leur manière de penser et d’agir.
Persévérer dans l’effort
La conseillère synodale Edith Riesen figurait parmi les 160 femmes
venues de toute la Suisse à Vaumarcus, dans le canton de Neuchâtel, pour
marquer la mi-décennie. Une liste d’exigences a été faites. Actuellement
ses rédactrices la mettent au point. «Dès que nous disposerons de la version définitive, je vérifierai quels sont les éléments pouvant être transposés dans la pratique et communiqués au Conseil synodal». «Il ne s’agit
pas de faire du tapage, mais de persévérer dans l’effort.
La Conseillère synodale se dit d’accord avec la grande majorité des résultats de cette rencontre de Vaumarcus. Elle est persuadée, elle aussi,
que seul un engagement beaucoup plus actif des hommes au cours de la seconde moitié de la décennie permettra d’atteindre les buts assignés à celleci. «Jusqu’ici, ce sont les femmes qui se sont engagées dans la réalisation
de ces objectifs. A présent, les hommes sont appelés eux aussi à assumer
des responsabilités et à s’engager pour que la condition de la femme soit
améliorée d’une manière fondamentale dans notre société». (apic/spp/pr)



